Bonjour, bonsoir aux personnes qui nous écoutent dans ce podcast hebdomadaire, je suis en compagnie de Céline Vannoorenberghe avec qui nous allons parler du retour de congé maternité. Ceci étant dit, Céline, je te laisse te présenter de la manière dont tu le souhaites.
1. Qui est Céline Vannoorenberghe ?
Bonjour à toutes, je suis Céline Vannoorenberghe, je suis coach professionnelle et consultante en équilibre de vie. J’ai fondé la Cordée Parentale, j’accompagne les parents, surtout les mamans, à mettre de la conscience sur les grains de sable qui les gênent au quotidien dans leur organisation, on va dire ça comme ça, sur leur gestion du temps, une compétence clé pour le retour de congé maternité. En gros, à sortir du mode pilote automatique et à trouver un équilibre entre vie pro et vie perso, un équilibre qui leur ressemble vraiment.
Donc j’interviens à tout moment où justement l’équilibre de vie est menacé, notamment lors de la reprise du travail après le congé maternité [et pour préparer ce retour de congé maternité]. Et dans mes accompagnements que je fais à la fois en entreprise et avec les particuliers, j’associe ma casquette de coach et de consultante, en gros pour proposer une double approche, c’est-à-dire une approche pragmatique et une approche durable. Et j’ai vraiment à cœur de pouvoir participer à une société où la parentalité ne freine pas les carrières, surtout celles des femmes, et où l’égalité femmes-hommes devient, on va dire, une réalité autant dans les faits que dans les textes.
Et sinon, j’ai bientôt 37 ans dans un mois. J’ai deux enfants, une fille de 4 ans qui s’appelle Sophie, un garçon de 8 mois qui s’appelle Gabriel, ce qui m’a donné l’expérience du retour de congé maternité. Et avant de créer mon entreprise, j’ai été chef de projet pendant 15 ans.
2. L’engagement pour un équilibre vie pro / vie perso
Une très belle présentation, merci à toi. Et ça me fait penser, parce que j’avais vu une stat, parce que j’avais fait un épisode de podcast avec Elena Petit-Aznard sur la parentalité, et du coup j’avais fait des recherches pour savoir les chiffres de… Qu’est-ce qui pénalise les femmes lors du retour de congé maternité ? Et c’est vrai que 80% des inégalités femmes-hommes proviennent du congé maternité, en fait, parce que justement c’est servi comme un prétexte pour… pour payer moins les femmes, pour moins leur donner d’opportunités, alors que les hommes, au contraire, eux, ça peut faire plutôt l’effet inverse et plutôt bien vu.
Et c’est vrai que c’est tellement important de déconstruire tout ça, notamment les idées reçues sur le retour de congé maternité. Moi, ça me semble tellement logique, entre guillemets, que j’avoue que je ne comprends pas ce truc. J’aime bien dire cette réflexion un peu naïve à mes copines quand on parle de ça. C’est un même, et je ne comprends pas comment tu peux discriminer une femme, alors que si tu es là sur Terre, c’est parce que tu es venue grâce à une femme qui t’a porté pendant neuf mois.
Ah oui, ça s’est oublié, oui, complètement [dans les discussions sur le retour de congé maternité].
On oublie le sens des origines et… Et ça, je me dis, mais je ne comprends pas cette mentalité d’être à fond sur la performance, même juste après un retour de congé maternité. Surtout qu’on a bien vu avec le capitalisme, performance, performance, performance, ça a un peu ruiné la planète. Donc, il y a toujours des méthodes alternatives qui existent et qui sont là et qui attendent que ça, d’être prises en exergue, en main. Mais après, c’est toujours, pour tous les sujets, malheureusement, tout prend du temps.
Oui, c’est ça [le temps est un facteur clé du retour de congé maternité].
I Le constat : Inégalités culturelles et expériences contrastées
Et est-ce qu’il y a aussi beaucoup d’opposition de tous les côtés ? Mais je pense que le système, par exemple, dans les pays du Nord, genre en Finlande et tout, ça peut être un système assez intéressant pour le retour de congé maternité, puisque la femme a la possibilité de splitter son congé avec son conjoint, et ça, je trouve ça révolutionnaire, ça réglerait beaucoup de problèmes.
1. Représentations culturelles et charge mentale
Oui, mais alors, avant qu’on arrive à ça en France pour améliorer le retour de congé maternité, je pense qu’il va y avoir encore du temps. Et même, ça, ça me fait penser, parce que ce sont des sujets que je porte, et pourtant, je me rends compte que parfois, moi-même, j’ai des petites surprises.
C’est-à-dire que là, je suis en train de regarder une série sur Netflix qui s’appelle Parenthood dans laquelle un des couples est à l’inverse, c’est-à-dire que c‘est la femme qui a une carrière d’avocate, qui met l’accent sur sa carrière, et c’est son mari qui amène leur fille à l’école, va la chercher, et fait toutes les activités avec les autres parents d’élève, etc.
Et quand j’ai commencé à regarder la série, je me suis dit « Ah, tiens, ils ont choisi que ce couple-là fonctionne à l’inverse », une dynamique rare lors d’un retour de congé maternité. Et j’étais contente, mais j’ai quand même eu ce petit truc de « Ah, tiens ». Alors que pourtant, ce sont des sujets que je porte au quotidien.
Je comprends. La représentation qu’il y a dans les séries, films, etc. elle est pas encore au niveau pour illustrer un retour de congé maternité équilibré. Donc, en fait, ça fait un effet un peu surprise. Alors que, d’habitude, comme c’est la femme, en théorie, dans toutes les représentations qui portent la charge du couple, du foyer, etc., c’est vrai qu’on est en mode « Ah, mais ouais! » Ça fait la surprise. Mais le jour où on n’aura plus de surprise, ça voudra dire que les choses seront bien ancrées.
On aura bien avancé. Oui [sur le sujet du retour de congé maternité].
2. L’expérience violente du salariat : pression financière et incompréhension
Et du coup, pour venir vraiment au thème de l’épisode, le retour de congé maternité, toi, j’aimerais bien que tu nous parles, parce que tu as connu deux types de congé maternité, et c’est assez amusant, entre guillemets, la différence que tu as pu connaître entre les deux, parce que tu en as connu un d’abord quand tu étais salariée, et l’autre quand tu étais entrepreneuse. Donc, si tu pouvais nous parler de tout ça, de comment tu l’as vécu, quelles sont les différences, est-ce que tu en as trouvé un mieux que l’autre? Donc voilà, raconte-nous tout.
Effectivement, quand je suis revenue de mon retour de congé maternité après ma fille il y a 4 ans, j’étais salariée. Je n’avais pas du tout, du tout envie de reprendre parce que j’étais très bien dans ma bulle maternité à la maison. Ce n’était pas forcément tant le fait de me séparer d’elle parce que j’ai eu la chance de pouvoir avoir un mois de plus que le congé conventionnel. Donc, je ne la trouvais pas trop petite. Enfin, ça allait et puis j’étais très en confiance avec la crèche dans laquelle elle a été. Donc, là-dessus, aucun problème.
Mais par contre, là où j’ai eu beaucoup de mal à vivre cette reprise, c’est que j’ai vécu ce retour de congé maternité de manière très violente pour une raison financière. C’est-à-dire qu’on venait d’acheter une maison six mois avant, donc on avait un crédit immobilier sur le dos, et je ne me voyais pas prendre un congé parental à temps complet avec l’indemnité de 400 euros et quelques, là, qui va avec le congé parental.
Je me disais, mais comment je vais payer, moi, ma part du crédit immobilier sans un retour de congé maternité rapide ? Donc j’ai repris pour cette raison-là et en reprenant uniquement pour cette raison-là, je n’étais pas alignée avec ma reprise. Et c’est pour ça que je l’ai vécue de manière très, très violente.
Et concrètement, je me revois reprendre un jeudi. Le vendredi matin, j’avais la visite médicale avec la médecine du travail qui est obligatoire. Je me suis effondrée dans le bureau avec la personne avec laquelle j’étais, quoi, enfin… Quand elle a commencé à creuser, elle me demandait comment j’allais, si j’étais contente d’avoir repris, etc. Le masque est tombé. Donc, voilà, un sentiment d’être complètement désaligné, on va dire.
Merci de partager ce vécu du retour de congé maternité.
Et puis en plus, j’avais demandé à ma chef si je pouvais avoir un peu plus de télétravail que ce qu’était le fonctionnement habituel pour mon retour de congé maternité parce que j’allaitais encore et que je n’avais pas envie d’arrêter. Et je me suis retrouvée face à un mur alors que c’est une femme, alors qu’elle avait déjà eu une fille. Mais je pense qu’avec sa fonction de directrice adjointe et le fait qu’elle-même avait sevré son enfant pour reprendre son travail, elle n’a pas compris en fait, on n’était pas sur, ça n’avait pas forcément la même valeur et donc c’est plus sa réaction je pense.
3. L’expérience de l’entrepreneuriat : culpabilité et fatigue
Et on va dire que l’autre chose qui est importante à prendre en compte pour faire la différence entre mes deux expériences de retour de congé maternité, c’est que ma fille dormait, j’ai eu un bébé facile qui a fait ses nuits dès deux mois et quand je dis nuit, c’est vraiment 12 à 13 heures par nuit sans interruption, donc j’étais en forme pour reprendre.
Pour mon fils, c’était on va dire l’inverse, c’est-à-dire que j’avais hâte de vivre ce retour de congé maternité parce que j’avais négocié mon départ. Et donc là, je passais de salarié à 100% entrepreneuse. Donc j’avais hâte de pouvoir commencer à mettre en forme mon business. Et j’étais plutôt dans la culpabilité de ne pas travailler autant que ce que je voulais de l’image que j’avais de moi en tant qu’entrepreneuse mais parce qu’en fait j’étais crevée concrètement là j’avais un enfant qui alors ne mangeait plus entre 19h et 7h du matin mais par contre il se réveillait énormément.
Et donc j’avais une grosse grosse fatigue lors de ce retour de congé maternité et en plus beaucoup de rendez-vous médicaux parce qu’il a un frein de langue qu’on a détecté que après et donc il me faisait mal pendant l’allaitement et comme je tenais beaucoup à mon allaitement et bien on a rencontré quand même pas mal de médecins donc Alors dire que là, l’émotion était plutôt portée sur moi et sur ma vision de moi au travail, ou de moi en tant que chef d’entreprise plutôt.
Hum [je comprends ce contexte difficile de retour de congé maternité].
Et puis, il y a la fatigue. Et tu vois, même j’ai envie d’ajouter que… Donc là, il a huit mois. Et bien, on va dire que la surprise, c’est que je me traîne encore cette fatigue liée au retour de congé maternité parce qu’il dort mieux. Mais ce n’est pas encore tout à fait ça. Et que concrètement, ça impacte tout. Ça impacte les fonctions cognitives, ça impacte la mémoire, ça impacte la concentration et que pour travailler, c’est compliqué.
II La preuve par le contexte : législation et santé
1. Le cadre légal : réformes du congé parental et rémunération
Merci pour ce retour d’expérience. Je suis désolée en tout cas pour toi, pour ton premier retour de congé maternité qui a été vraiment forcé à cause d’un congé parental avec un salaire vraiment inexistant. Mais d’ailleurs, j’avais entendu parler qu’il y avait une réforme, parce que quand j’avais discuté avec mes invités l’année dernière, je ne sais pas où ça en est aujourd’hui, est-ce que c’est mieux pour les parents?
Oui. Pour le moment, non, en fait, pour le moment, ça n’a pas changé pour le retour de congé maternité. Ils étaient en réflexion au gouvernement pour un congé, comment ils appelaient ça? Un congé de naissance, je crois, qui était très avancé, qui devait passer en 2025, mais avant tous les changements de gouvernement qu’il y a eu l’été dernier. Donc, ils étaient très avancés avant ça et tous les changements de gouvernement… Ça a créé un stop, en fait.
Alors, ils sont peut-être à nouveau, ils ont peut-être repris la réflexion sur le retour de congé maternité, mais en tout cas, voilà, ils ne communiquent pas là-dessus. Et effectivement, ils voudraient changer le congé parental, qui actuellement dure trois ans, enfin, qui dure jusqu’aux trois ans de l’enfant, plus exactement, en quelque chose qui durerait six mois maximum, qui pourrait être partagé trois mois pour la mère, trois mois pour le coparent.
Et être mieux rémunérés, je crois qu’ils étaient à quelque chose comme 60% du salaire brut, ce qui changerait la donne pour un retour de congé maternité. Voilà. Donc, bien au-delà des 400 euros prévus actuellement.
Merci pour ces précisions. Pour les personnes qui nous écoutent, on est actuellement au 15 avril 2025, parce que l’épisode sera publié plus tard, donc ne soyez pas surpris si, effectivement, entre-temps, les choses évoluent et changent concernant le retour de congé maternité. Mais, waouh, c’est dingue, quand même, qu’on passe de 3 ans à 6 mois…
C’est pour changer la rémunération surtout et faciliter le retour de congé maternité. Parce que là, actuellement, il y a quand même 98% des personnes qui le prennent, ce sont des mamans. Parce que, justement, souvent, elles sont moins bien payées que le coparent. Et donc, c’était pour permettre aux hommes de le prendre plus et que ça fasse moins de déséquilibre dans les finances du couple.
Ah oui, et potentiellement aussi dans la carrière de la femme, j’imagine, parce que quand tu t’arrêtes pendant trois ans avant un retour de congé maternité, même si c’est très très beau, forcément les finances derrière, ça ne suit pas pareil et c’est plus compliqué.
Et puis de toute façon, quand on est jeune couple, enfin jeune parent, j’imagine que ça doit être aussi pas évident lors du retour de congé maternité, parce que la femme, elle doit être quand même dépendante, enfin si elle gagne moins et qu’elle prend là ce congé parental et qu’elle gagne que 400 euros, elle est forcément dépendante de son conjoint. Donc il faut espérer que ce soit un conjoint qui ne soit pas violent, qu’il n’y ait pas de manipulation ou ce genre de choses, que ça s’imagine que ce sont des choses qui peuvent arriver, qui peuvent être compliquées à vivre.
2. Le parcours médical : frein de langue et errance de diagnostic
Et d’ailleurs pour revenir à ton deuxième congé et ton retour de congé maternité, tu parlais un frein de langue, je ne sais pas surtout ce que c’est et du coup ça se résout facilement enfin ?
Oui oui, c’est une petite peau sous la langue qui fait que le nourrisson ne peut pas avoir l’amplitude normale de la langue et ça peut gêner sur l’allaitement ou même pour boire un biberon et plus tard aussi avec la diversification quand tu commenceras à manger avec une cuillère, ce qui ajoute du stress au retour de congé maternité.
Alors, j’ai envie de dire, tout dépend des bébés. Tout dépend des professionnels de santé que tu vois aussi. Parce que là, concrètement, et c’est ça qui a pris beaucoup de temps sur ma reprise pour lui et impacté mon retour de congé maternité, c’est-à-dire que les deux mois qui ont suivi ma reprise, on a passé plus de 45 heures pour des rendez-vous médicaux. Alors, 45 heures, j’entends le rendez-vous médical et l’aller-retour aussi.
Et on a fait plus de 1000 kilomètres pour ça. Ouais, ouais, ouais [en plein retour de congé maternité].
Parce qu’on a vu… Alors, une consultante en lactation, il a été suivi par une orthophoniste, il a vu un chiropracteur, il a vu un ostéopathe, il a vu la kiné. Enfin, bref, ça durait pas mal de temps. Et tu vois, il avait un frein de langue assez prononcé puisque malgré ça, il continuait de me faire mal.
Mais comme lui il arrive à se nourrir et ben on s’est dit qu’on allait pas le couper parce que sinon tu peux le couper c’est une petite opération chirurgicale et après il y a de la rééducation à faire donc c’est pas parce que tu coupes que tout de suite ça va mieux et faire de la rééducation dans la bouche d’un bébé c’est pas facile donc nous on a choisi de pas le couper et voilà donc je suis restée avec mes douleurs un certain temps, y compris pendant le retour de congé maternité, et là enfin à 8 mois ça va beaucoup mieux.
Ah tant mieux, tant mieux, ça a été un peu long mais ça a été patient [pour ce retour de congé maternité].
Ok, en tout cas je m’apprends quelque chose que je ne connaissais pas du tout, ce type de situation lors d’un retour de congé maternité.
3. Prendre soin de soi : verbalisation et conscience
Et du coup, toi, comment tu fais pour prendre soin de toi après ce retour de congé maternité ? Enfin, tu me dis que tu es toujours malheureusement très fatiguée, puisque ce n’est pas évident. Du coup, on peut avoir deux bébés, dont un qui est un peu plus difficile que l’autre. Donc, je me dis, comment on fait quand on est une jeune maman pour réussir à à se ressourcer, se régénérer ? Est-ce que ce n’est pas évident ? Et est-ce que tu as toujours cette culpabilité par rapport au travail de ne pas faire autant que tu aurais voulu faire ou maintenant que ça va mieux ?
Il y a plusieurs questions dans ta question sur le retour de congé maternité. Alors déjà, pour les mamans qui nous écoutent et qui aimeraient prendre soin d’elles, l’important, c’est de mettre du temps pour elles dans la semaine parce qu’en fait, ça va les ressourcer. Et grâce à ça, elles vont pouvoir gagner en énergie et pouvoir s’occuper de leurs enfants. Donc, ce n’est pas parce qu’elles prennent du temps pour elles que c’est du temps qu’elles prennent pour elles qui sera aussi efficace pour s’occuper de leurs enfants.
Et la deuxième chose, c’est de verbaliser. Verbaliser les émotions qu’elles ressentent, les difficultés qu’elles rencontrent, notamment lors du retour de congé maternité. Parce qu’à partir du moment où on verbalise, on fait descendre la pression. Donc déjà, ça a un effet de soulagement. Que ce soit auprès d’une amie, si elle a une bonne écoute. Auprès du conjoint, s’il écoute. Ou auprès d’un professionnel de l’accompagnement, quel qu’il soit.
Que ce soit un professionnel de santé type thérapeute ou un professionnel type coach. Moi, je trouve que la verbalisation est très, très importante dans la santé mentale et dans le bien-être au moment du retour de congé maternité.
III L’impact de l’environnement scolaire et les biais inconscients
1. Le conflit de valeurs : Famille vs Apprentissage
Et pour répondre à ton autre question sur est-ce que ça va mieux en termes de culpabilité, oui, ça va mieux parce que cette deuxième maternité m’a permis de me rendre compte qu’en fait, j’ai un conflit de valeurs.
C’est-à-dire que ma valeur famille est très haute, mes enfants sont très importants pour moi et c’est pour ça qu’ils sont là aujourd’hui, sinon je n’en aurais pas fait. Mais ma valeur apprentissage, bien au-delà même que de la valeur travail, est aussi très importante pour moi, même après le retour de congé maternité. C’est-à-dire qu‘apprendre, c’est un moteur pour moi dans la vie. J’aime pouvoir apprendre de nouvelles choses, connaître un nouveau fonctionnement sur moi, me remettre en question, avancer sur mon chemin de vie, c’est très important.
Me dépasser, sortir de ma zone de confort, ça fait partie de mon fonctionnement. Et c’est ce que j’expérimente là tous les jours avec l’entrepreneuriat et ce retour de congé maternité. J’imagine que tu dois te reconnaître là-dedans aussi.
Et donc, cette deuxième maternité m’a permis de mettre en évidence ce conflit de valeurs et en mettant de la conscience dessus, et bien déjà pareil ça permet de faire redescendre la pression liée au retour de congé maternité et de me dire bah ok il y a des moments où je vais prioriser ma famille, mes enfants, mon conjoint et c’est normal et il y a d’autres moments où je vais prioriser mon business et c’est mon conjoint qui prend le relais avec nos enfants et on en discute et on est d’accord là-dessus et c’est normal aussi.
Donc, voilà, la culpabilité, c’était plutôt par rapport à ça, de me dire, ah, il est 17h, il faut que j’éteigne mon ordinateur, alors que j’étais dans une énergie peut-être de continuer à travailler pendant deux heures ou trois heures supplémentaires après mon retour de congé maternité. Mais non, ce n’est pas possible, il y a les enfants à aller chercher. Et après, je mets en place une autre organisation pour travailler à un autre moment. Typiquement, le matin, je me lève à 6h30, je commence mes journées par tirer mon lait. Et quand je tire mon lait, j’ai mon ordinateur sur les genoux et je travaille.
2. Organisation et co-construction dans le couple
Oui, c’est important de pouvoir s’écouter et de travailler là en fonction de notre énergie du moment, de nos envies, de savoir dire stop à un autre moment lors du retour de congé maternité. Donc, oui, c’est tout un apprentissage de co-construction et ça me fait penser ce que tu disais tout à l’heure. On ne peut pas aider les autres si on ne s’aide pas soi-même, donc en effet, avoir des temps pour se ressourcer, enfin, on pourrait penser que c’était quelque chose, un temps inutile, entre guillemets, alors qu’en fait, non, parce que c’est important de se trouver, de se chercher.
Et oui, j’aime bien dire que c’est important d’aller expérimenter vers des choses qui nous font vibrer, des choses qui nous donnent envie et d’oser, enfin d’oser, de vouloir faire le pas pour faire ces choses lors du retour de congé maternité. Mais en tout cas, oui, je me dis, ça ne doit pas être évident, en tout cas, de trouver son organisation, surtout pas, t’en parler en introduction, que tu aides les mamans un peu débordés avec tous ces grains de sable qui peuvent se mettre dans leur organisation.
Mais du coup, comment toi, tu fais pour ton organisation personnelle après le retour de congé maternité? Parce que tu t’écoutes, mais après, des fois, quand tu as vraiment un projet, je ne sais pas, un projet client, j’imagine, très important, et tu as tes enfants qui sont là, ton mari, il est là pour t’aider, bien sûr, mais après, je me dis, des fois, ce n’est pas toujours évident de faire cette délégation et de bien s’organiser, quoi.
La clé entre nous c’est vraiment la communication c’est vraiment je lui dis quand je suis sur un projet important et où justement je suis un peu dans ce flow j’ai pas trop envie d’être interrompue ou en tout cas d’être interrompue le moins possible on en parle on voit comment on peut faire concrètement il y a des week-ends où je travaille et c’est ok pour nous, même pendant ce retour de congé maternité.
Pour moi, travailler le week-end, ce n’est pas un problème. En fait, j’aime tellement ce que je fais, je suis un peu dans la… Je crois que c’est Confucius qui disait ça, que tu aimes tellement ce que tu fais que tu n’as pas l’impression de travailler, que ça ne me dérange pas que ce soit le week-end, même après le retour de congé maternité. Je ne vois pas le week-end comme un arrêt complet de cette activité.
Par contre, ça suppose qu’en amont, on en a discuté et qu’on voit comment on s’occupe des enfants… Est-ce qu’il sort au parc avec eux pour que moi je puisse avoir deux heures où je suis à fond dans ce que je fais ? Est-ce qu’on demande, on a la chance d’avoir chacun une sœur présente dans la ville dans laquelle on vit, donc elles peuvent prendre leur lait de temps en temps? C’est de la discussion entre nous pour gérer ce retour de congé maternité.
3. Le sport comme exutoire face au stress
Et oui, quand même malgré l’organisation qu’on peut mettre en place, ce n’est pas exactement comme j’aimerais que ce soit par rapport à mon business, c’est aussi d’accepter, de m’écouter là-dessus, c’est-à-dire de le verbaliser, de me dire que ce conflit de valeurs dont je te parlais, c’est important d’en avoir conscience et de pouvoir faire sortir les énergies négatives liées au stress du retour de congé maternité.
Par exemple, la frustration de ne pas pouvoir travailler autant que je le voudrais sur une semaine en particulier. Moi, j’évacue avec du sport. Je fais du yoga, je fais du pilates, j’ai aussi un vélo elliptique dans le garage et je marche beaucoup. Donc, parfois, eh bien… Ça va être me mettre un podcast dans les oreilles et faire 10-15 minutes de vélo elliptique ou d’aller chercher mon fils à la crèche à pied plutôt qu’en voiture. Comme ça, ça me permet d’évacuer de cette manière la pression du retour de congé maternité.
C’est vrai que le sport, c’est une très bonne façon de pouvoir évacuer les tensions. Mais d’ailleurs, ça me fait penser, parce que j’avais fait un podcast avec Joana Jacuzzi sur la thématique du sport pendant la grossesse. Et toi, est-ce que du coup, tu faisais du sport pendant tes deux grossesses avant ton retour de congé maternité ?
Oui, je suis assez sportive, ça fait partie de mon équilibre de vie. Pour ma fille, c’était en période de Covid, donc les salles de sport étaient fermées. Je faisais du pilates à la maison en regardant des vidéos sur Internet et j’allais marcher. Je faisais au moins 3 à 4 sorties par semaine, je faisais à chaque fois au moins 5 kilomètres.
Et je faisais du vélo, pas pendant des heures, mais les déplacements que je ne faisais pas à pied, je les faisais en vélo. Et pour mon fils, j’ai continué le pilates et le yoga jusqu’à la fin, jusqu’à quasiment l’accouchement. Et beaucoup de marches aussi, pareil, cette habitude d’aller marcher plusieurs fois par semaine et de faire des trajets du quotidien, 3-4 kilomètres à vélo aussi. Et je l’ai fait quasiment jusqu’à ce que j’accouche, jusqu’à peut-être deux semaines avant l’accouchement et le retour de congé maternité.
Oui, hyper intéressant et c’est vrai que, déjà Joana l’avait aussi constaté, qu’il y a une sorte de tabou, je ne sais pas, on a l’impression que les femmes ne peuvent pas faire de sport pendant leur grossesse, alors qu’en fait c’est juste des idées reçues et au contraire c’était bien conseillé. Bon bien sûr, il y a des sports genre la boxe, c’est un peu compliqué, forcément, sur soi, des coups dans ton ventre ne font mieux pas avant un retour de congé maternité.
À part quoi qu’elle avait sorti l’exemple d’une sportive de haut niveau qui s’entraînait, mais en même temps, vu que c’était des sportifs de haut niveau, ils savaient la zone à ne pas toucher. J’imagine que l’adversaire touchait d’autres zones. Mais… Mais après, oui, elle m’avait aussi dit, ça me fait penser à que, comment dire, par exemple, si tu es très habitué, je ne sais pas, à faire des marathons, potentiellement, ton corps, il est habitué, donc ce ne sera pas un souci si tu continues de le faire avant ton retour de congé maternité.
Par contre, si tu n’en as jamais fait jusqu’à présent et que tu es enceinte et que tu y vas, là, par contre, ça peut être dangereux pour toi, puisque ton corps n’a pas cette expérience-là et tu ne connais pas tes limites.
Et c’est vrai qu’elle disait que c’était important pour… d’apprendre à se connaître, connaître ses limites et c’est pas évident en tout cas déjà dans la vie de tous les jours d’apprendre à se connaître chaque jour mais le sport c’est sûr que ça permet d’apprendre à se dépasser et à ralentir le rythme si on sent qu’on est fatigué ou qu’il y a un risque de blessure, ce genre de choses mais ouais le sport c’est un bel apprentissage pour préparer le retour de congé maternité.
C’est vrai que ça me passe que je me suis mise au sport il n’y a pas très longtemps. Quand le podcast sortira, ça fera longtemps. Mais là, au moment qu’on parle, ça fait deux mois maintenant que je fais de la course à pied trois fois par semaine. Et du coup, je trouve ça trop bien, même sans retour de congé maternité imminent.
En fait, ce que j’aime bien, parce que j’entends beaucoup de mamans qui me disent autour de moi, j’ai pas le temps de faire du sport, j’ai pas le temps avec le retour de congé maternité. Ce que j’aime bien dire, c’est que le sport, c’est pas cette image qu’on peut avoir, cette image d’épinal, c’est loin de chez soi, ça prend du temps, ça fait transpirer, voilà, il faut remettre en cause toute son organisation pour arriver à trouver un moment. Non, finalement, juste sortir de chez soi en marchant, marcher une heure avec un rythme assez soutenu, c’est déjà du sport. Et rien que ça, ça fait du bien au corps et à l’esprit.
IV La gestion du temps et l’introspection
1. La responsabilité du temps : « je n’ai pas le temps » vs « je ne prends pas le temps »
Complètement. Et d’ailleurs, ça me fait penser à la phrase « je n’ai pas le temps », c’est une excuse, je pense. C’est en fait, tu choisis de ne pas prendre ce temps. Et je sais de quoi je parle, parce que moi, actuellement, je suis au chômage. Du coup, j’ai plein de temps devant moi.
Et du coup, j’ai trouvé que j’étais plus productive quand j’étais salariée, parce que du coup, mon temps, il était carré, je devais faire ça, ça, ça, ça. Alors, quand tu as plein de temps devant toi, tu te dis « oh, ça va, j’ai le temps », ce qui est différent du rythme d’un retour de congé maternité.
Alors là, si tu me branches sur le temps, on peut partir sur un autre podcast et je peux en parler pendant des heures, vu que ça fait partie des sujets sur lesquels j’accompagne, notamment pour le retour de congé maternité. Et en plus, c’est un sujet passion. Mais effectivement, quand on dit « je n’ai pas le temps », c’est que finalement, on subit. Alors que quand on dit « je n’ai pas pris le temps », on met de la conscience sur les choix qu’on a fait ou qu’on n’a pas fait.
C’est-à-dire que quand on mène une tâche, on renonce à mener une autre tâche. Et ça, parfois, on n’en a pas vraiment conscience. Mais notre journée, c’est une succession de choix, conscients ou inconscients. Et donc, si on se dit « Ah, j’ai pas le temps, j’ai pas le temps » à cause du retour de congé maternité, ben non, on va subir sa journée.
Alors que si on veut pouvoir reprendre le contrôle de sa vie, de sa journée, de son temps, il faut être responsable, se responsabiliser de ce qu’on a fait dans sa journée. Après, qu’on ait choisi de ne pas faire telle tâche ou telle tâche, ok, il n’y a pas de jugement à avoir sur ce qui a été fait. Mais de se rendre compte que c’est nous le pilote de notre journée.
Complètement, mais je suis tellement d’accord avec toi, ça me fait penser à la phrase choisir, c’est renoncer.
Et du coup, ça me fait penser, vu que tu es spécialiste dans le temps, c’est vrai que ça fait partie des problématiques actuelles, donc je vous dis, allez, on va poser la question sur le retour de congé maternité. C’est juste que je me dis, moi, j’ai tellement conscience que choisir, c’est renoncer, que des fois, je suis dans le non-choix en disant, ah, mais les deux, elles ont l’air trop bien.
Mais du coup, des fois, ça m’arrive, vu que je ne sais pas quoi choisir, je ne fais rien, et du coup, je n’avance sur aucune des tâches. Et c’est très frustrant, cette procrastination qui arrive, et je pense que je suis pas la seule à ressentir ça.
2. Outils concrets : Préparation et Matrice d’Eisenhower
Eh bien, ce qu’il faut savoir, c’est que pour organiser ses journées et que ce soit fluide, même lors d’un retour de congé maternité, il y a un temps de réflexion en amont. Par exemple, tu vois, tu te dis pour organiser ma semaine, le lundi matin, je vais organiser ma semaine ou le vendredi qui précède. Ça ne se fait pas sur un claquement de doigt d’organiser sa semaine parce que l’important, c’est de pouvoir choisir les actions que tu vas mener tout au long de ta semaine et ensuite les prioriser.
Il y en a qui vont être plus importantes que d’autres. Il y en a qui vont être plus urgentes que d’autres. Il y en a qui vont être importantes, mais que tu vas peut-être déléguer. Et donc ça, ça se prépare pour optimiser son retour de congé maternité. Tu vois, il y a une citation que j’aime bien qui est attribuée à Lincoln, c’est que s’il avait… Il dit si j’ai une heure pour couper un arbre, je passe 45 minutes à aiguiser ma hache. Et c’est ce temps de préparation qui est très important pour qu’ensuite le déroulé de ta journée soit fluide et que tu ne sois pas bloqué en disant mais qu’est-ce que je fais?
Parce que tu auras réfléchi en amont à ce que tu veux faire dans l’ordre dans lequel tu le fais. Et puis après, il y a des outils que tu peux utiliser. Typiquement, la matrice d’Eisenhower, elle te permet de classer ce qui est important mais non urgent, ce qui est urgent mais non important, et de faire des choix de cette manière-là pour gérer le retour de congé maternité.
Hyper intéressant ce que tu nous dis mais après je pense que le truc avec le fait d’organiser sa semaine c’est qu’il faut prendre l’habitude si t’as pas l’habitude c’est vrai que moi c’est un conseil qu’on répète beaucoup j’ai déjà entendu plein de fois mais en fait je prends pas à ça tant alors que je t’ai mis une alarme et tout mais je me dis ouais non mais du coup si tu prends pas le temps de faire d’organiser ta semaine c’est sûr que ça va pas s’organiser comme t’as envie que ça se passe, surtout avec un retour de congé maternité.
3. La connaissance de soi avant l’outil : coaching et introspection
Et tu vois, dans les ateliers que je mène, sur la gestion du temps, la partie outils et méthodologie, c’est que 20% de mon discours. Et au départ, ce sur quoi j’aime faire prendre conscience les gens, c’est que la gestion du temps, c’est d’abord apprendre à se connaître. Et typiquement, si tu sais que tu as une tendance à procrastiner, c’est quelles sont les solutions que je peux mettre en place pour diminuer cette tendance avant le retour de congé maternité ?
Et donc, l’apprentissage de soi est très important dans comment je gère mon temps, comment je gère mon temps aussi dans la durée. Et puis après, il y a aussi une partie d’état d’esprit de c’est quoi mes priorités de vie ? Est-ce que je me suis déjà posé cette question? Est-ce que j’ai l’impression que les outils, ça a un effet magique pour mon retour de congé maternité ? Mais alors que non.
Oui je suis en phase avec ton discours et du coup comme je procrastine je sais que par exemple les épisodes de podcast c’est une façon que je ne peux pas procrastiner parce qu’il y a un invité avec moi et du coup si je ne suis pas là il n’y a pas de podcast et c’est un peu con.
Le but, c’est d’avoir toutes ces réflexions en amont et les outils arrivent après. C’est dommage. Oui [de ne pas se préparer au retour de congé maternité].
Du coup, moi, j’ai besoin des autres, je le sais, pour m’organiser. Mais du coup, toi, parce que tu parles d’apprendre à connaître et je me dis qu’il y a des personnes qui vont nous écouter et qui se disent « Mais comment on fait pour apprendre à se connaître, en fait, avant le retour de congé maternité ? » Parce qu’il y a tellement de possibilités, il y a tellement de choix partout. La vie est question de choix partout.
Je peux le dire, donc comment on fait pour apprendre à se connaître, en plus, surtout qu’en plus, on peut se connaître à l’instant T, mais je sais pas, dans un an, six mois, par exemple, moi, là, j’adore la course à pied, mais ça se trouve, dans un an, je serai, moi, ah non, j’en ai trop marre de la course à pied, donc, c’est évident, et en plus, on peut s’arrêter, et après, on peut se reprendre plus tard, en disant, ah bah non, finalement, j’aimais bien, hop, hop, hop, donc, comment fait-on pour bien se connaître, enfin, toi, comment tu fais pour t’introspecter, en tout cas, pour un retour de congé maternité réussi ?
Alors, attends, avant de répondre à comment on fait pour bien se connaître, ce sur quoi je voudrais réagir, c’est que typiquement, quand j’accompagne des mamans sur leur organisation à mettre en place pour le retour de congé maternité, c’est de leur dire que là, on réfléchit à leur organisation actuelle. Mais que c’est important qu’elles puissent faire une sorte de mini-audit de leur vie et de si cette organisation convient toujours dans 3 mois, 6 mois, 1 an, etc. Enfin qu’en gros elles aient une habitude de se reposer des questions qu’elles se posent pendant l’accompagnement plus tard.
Parce qu’effectivement comme tu le dis, on peut changer. Il peut y avoir un événement dans notre vie type une naissance, un divorce, un nouveau boulot, un déménagement, un décès, bref, tout ce qui fait que l’organisation peut être remise en question, et c’est ok qu’elle soit remise en question lors du retour de congé maternité, c’est juste prendre le temps, encore une fois, de se dire, est-ce qu’il y a quelque chose qui a changé, et est-ce que c’est toujours adapté?
Donc pour moi, l’organisation, elle n’est pas figée, c’est pas une fois qu’on l’a décrétée, elle fonctionne jusqu’à notre mort, non. Il y a des phases où il va falloir la remettre en question, comme au retour de congé maternité.
Et comment on fait pour apprendre à se connaître? J’ai envie de dire que ça dépend de ce que les gens aiment. Moi, je suis très libre, j’adore ça, je lis énormément et j’en aurais plein à conseiller sur plein de sujets différents. Et sinon, le coaching. Alors, je suis coach, donc forcément, je prône ma méthodologie, mais le coaching est une super manière d’apprendre à se connaître parce qu’en fait, le coach pose des questions au coaché et ce sont des questions que la personne n’a pas forcément pris le temps de se poser, n’a pas pensé à se poser et parfois ce sont des angles morts, utiles avant le retour de congé maternité.
Le coach fait effet miroir parce que lui, il voit de l’extérieur la personne et il se dit, tiens, est-ce qu’elle s’est déjà demandé ça ? Est-ce qu’elle se connaît sur tel sujet ? Et donc, ça permet d’évoluer dans sa réflexion, dans sa connaissance de soi parce qu’on est éclairé sur un pan de notre vie, sur un pan de notre personnalité sur lequel on ne s’est jamais posé, en fait, essentiel pour le retour de congé maternité.
Oui, j’avoue que je suis très friande de coaching et actuellement je sais que je suis un coaching, je trouve ça assez marrant, avec l’entreprise, ça s’appelle Anecdate et en fait le truc c’est que tu parles de ta vie amoureuse et en fait tu vas avoir des recommandations sociologiques pour aller approfondir tout ça et des conseils et des concepts sociaux qui sont mis en exergue et ça je trouvais ça trop drôle donc je suis… Du coup, j’avoue que le coaching, c’est super bien pour apprendre à se connaître, même hors contexte de retour de congé maternité.
Et ouais, j’en suis friande également. Ça m’arrive aussi de voir pour longtemps une hypnothérapeute qui est là aussi pour m’accompagner. Donc ouais, non, je recommande aussi à fond de par mon expérience personnelle.
V Transformations personnelles et vision de la vie
1. La maternité : Confiance, efficacité et école de la vie
Je trouve ça trop bien. Et du coup, je passe du coq à l’âne avec des questions que j’avais envie de te poser, parce que là, on parle de connaissances de soi, donc toi, qu’est-ce que, du coup, ta maternité t’a permis de mieux comprendre sur toi, mais aussi sur le monde du travail, sur le monde environnant, sur la société ? Quelles sont un peu tes connaissances que t’as pu avoir pour le moment sur le sujet du retour de congé maternité ?
Avec ma fille, ma maternité, elle m’a permis de relativiser. Vraiment, premier congé maternité, je me suis rendu compte que mon regard a changé sur beaucoup de choses. La maternité permet de cristalliser pas mal de choses et de changer de regard. Et quand je suis revenue au travail pour mon retour de congé maternité, je me suis rendu compte que ça m’avait donné un boost de confiance en moi.
C’est-à-dire que passer la période où la reprise est très violente, où c’est dur, on se dit « Oh là là, mais est-ce que je suis encore capable de faire mon job ? Je ne me souviens de rien, etc. Je ne suis pas compétente. » Passé cette période-là, après le retour de congé maternité, je me suis sentie beaucoup mieux. Alors déjà, parce que ma responsable était partie elle-même en congé maternité et elle n’a pas vraiment été remplacée.
Donc, dans l’équipe, on s’est retrouvés un peu en autonomie, on va dire, en autonomie plus-plus. Et en plus, j’avais été mise sur le lancement de deux produits en même temps, alors que d’habitude, on les lançait les uns après les autres. Un gros projet, vraiment très attendu par l’entreprise. Donc, je n’avais pas le choix que d’être efficace lors de ce retour de congé maternité. Parce que de toute façon, à 17h, il fallait que je sois partie pour aller récupérer ma vie à la crèche.
Donc, j’ai gagné en efficacité en moins de temps. Et je pense parce que je me faisais davantage confiance, que je me suis rendue compte que j’étais bonne dans ce que je faisais et que je n’avais plus besoin de chercher l’approbation de ma responsable après mon retour de congé maternité. Et de toute façon, elle n’était pas là. Donc, je ne pouvais pas avoir son approbation. J’ai gagné en professionnalisme.
Ma deuxième maternité, comme je te le disais, ça m’a permis de mettre de la conscience sur mon conflit de valeurs. Et donc là-dessus, je me suis vraiment questionnée sur mes valeurs, mes priorités, ce qui est important pour moi, notamment pour mon retour de congé maternité. Donc j’ai gagné en connaissance de moi-même sur ce sujet-là. Et j’ai oublié ta question. Je crois que je n’y ai pas rendu en partie.
Oui, c’était connaissance sur toi, sur la société, le monde du travail, et l’impact du retour de congé maternité.
Et par rapport au monde du travail, ce que j’ai compris pendant ces deux maternités, c’est que c’est un terrain d’expérimentation, je trouve, le travail. C’est un lieu d’apprentissage qui est constant et il est ce qu’on en fait. Tu vois, moi, franchement, j’adore sortir de ma zone de confort. Je ne suis pas devenue entrepreneuse par hasard après mon retour de congé maternité. J’aime être en apprentissage constant et j’aime me dépasser.
Donc, je me sers du monde professionnel pour ça, pour essayer de toujours aller au-delà. Et ce n’est pas par hasard que j’ai appelé mon entreprise la cordée parentarl, donc l’accordé en référence à la montagne, à l’alpinisme, parce que je trouve que la parentalité et la montagne, c’est très similaire, tout comme le défi du retour de congé maternité.
Ce sont des moments magiques, des paysages à couper le souffle, mais aussi des défis à surmonter. Quand on est au pied de la montagne et qu’on voit le sommet et qu’on se dit « oh là là, mais comment je vais faire pour faire tout ça ? » Et donc typiquement, quand on a son nouveau-né dans les bras, quand il sort de son ventre et qu’à la maternité, quand on nous le pose dans la salle d’accouchement, on nous le pose dessus, on se dit « j’en fais quoi ? », une question qui revient au retour de congé maternité.
Voilà, donc je trouve que les deux, ça demande de la patience, de la résilience, du courage, du dépassement de soi, de la créativité aussi. Parfois, il faut trouver ses propres solutions, elles ne sont pas forcément toujours ailleurs ou chez les autres. Mais c’est ce qui fait la beauté de l’aventure et autant de la parentalité que de l’aspect professionnel, y compris lors du retour de congé maternité.
2. Gérer les incertitudes et déconstruire les mythes
C’est super intéressant tout ce que tu nous dis, ça me fait penser à une question qui vient de popper par rapport à tout ce que tu viens de me dire, surtout sur la dernière phase avec la montagne à gravir, et en fait j’ai une question que je me pose, parce que je ne suis pas maman actuellement, mais je me dis comment on fait quand on est parent pour gérer… Les incertitudes, parce que ton enfant, comme tu dis, tu sais pas, on te le pose sur toi, qu’est-ce que je fais?
Mais moi, je pense qu’en tant que maman, je serais en mode, ah mais imagine lui arrive quelque chose, imagine des scénarios catastrophes, ou même accepter les choix plus tard de l’enfant qu’ils feront et que toi, t’es pas forcément en accord. C’est difficile, je pense, de dealer avec tout ça, pour que toi, tes enfants sont encore petits. mais déjà comment tu fais déjà pour gérer ah là là mon enfant j’ai envie de faire plein de trucs mais il y a ces incertitudes qui sont là et comment on fait pour se dépatouiller donc ouais, même avant le retour de congé maternité.
Alors, sur les incertitudes, les peurs, les doutes, etc., alors je répondrai de se faire coacher pour permettre de comprendre ce qu’il y a derrière, parce que derrière, quand il y a une peur, il y a toujours quelque chose derrière, elle veut dire quelque chose, et puis de pouvoir la soulager, la faire diminuer, si on n’arrive pas à la faire disparaître, mais parce que chaque jour suffit sa peine, même lors du retour de congé maternité.
Donc déjà, vivre le jour au jour le jour et ne pas se projeter dans des choses qui peut-être n’arriveront pas. Voilà. Pour ne pas se rajouter des émotions négatives qui, ça se trouve, on ne les vivra jamais. Tu vois ? Donc vivons ce qui est déjà là, ce qui est à vivre, c’est déjà amplement suffisant quand on n’est pas en… Et pour ce qui est des décisions que nos enfants prendront, etc., c’est pareil au moment du retour de congé maternité.
Tu vois, je n’y suis pas encore. Je ferai du mieux que je peux si un jour, ma fille, j’en sais rien, elle me dit « Eh bien, je veux devenir actrice de cinéma. » Bon, c’est vrai que pour moi, ça me mettrai face à mes peurs de me dire « C’est assez incertain comme situation professionnelle. » Mais si c’est ce qu’elle a envie de faire, j’essaierai de l’accompagner comme je peux, comme j’ai géré mon retour de congé maternité.
Et voilà. et de la soutenir. Je pense que c’est ça le plus important quand on est parent, c’est de soutenir ses enfants. Et puis, j’essaierai de ne pas être trop dans la déformation professionnelle et de la coacher, de savoir pourquoi elle veut devenir actrice de cinéma, de quoi elle a manqué dans son enfance. Voilà. Oui.
Oui, c’est important ce que tu nous dis, de ne pas se prendre le chou pour des choses, des problèmes qui n’existent pas. Et voir prendre la vie comme elle vient, en fait, y compris le retour de congé maternité.
Après, je pense qu’aussi le souci qu’il peut avoir avec la maternité, enfin, c’est des suppositions, mais je pense qu’il y a un peu un certain fantasme en mode « Ouais, la maternité, c’est trop bien. » Bon, maintenant, il y a des discours un peu différents, mais je pense qu’il y a quelque chose qui est un peu entretenu là-dessus. Par exemple…
La grossesse c’est un peu en mode idyllique on entend beaucoup de témoignages femmes sur les réseaux sociaux que leur grossesse se passe super bien et après toi quand tu vis ta propre grossesse et que t’es en mode mais moi c’est pas du tout comme ça il y a un peu un décalage donc comment rajouter de la conscience sur les fantasmes qu’on peut se créer sur la maternité et même je sais pas on peut se dire ah bah ça va être super fluide ceci cela alors qu’en fait ça ne le sera pas du tout, comme le retour de congé maternité.
Eh bien, déjà, de prendre conscience que ce sont des fantasmes et que c’est une image projetée qui n’est pas forcément la réalité du retour de congé maternité.
Déjà, comme ça, on a un bon point de départ. Et effectivement, comprendre aussi qu’il y a toujours deux côtés sur une pièce, pile et face. Toute situation a des avantages et des inconvénients, comme le retour de congé maternité.
Toute. Enfin, tu peux me donner n’importe quel exemple, je te trouverai des avantages et des inconvénients. Donc, à la maternité, il y a des avantages et des inconvénients. À la grossesse, il y a des avantages et des inconvénients. Et en plus, je peux t’en parler parce que, pour le coup, j’ai vécu deux grossesses complètement différentes avant chaque retour de congé maternité.
La grossesse de ma fille, donc la première, c’était la grossesse quasi idyllique où j’étais tellement bien enceinte que je disais « Oh, je pourrais être mère porteuse ! » Voilà. Et pour mon fils, ça a été une grossesse très compliquée, très fatigante avant le retour de congé maternité. J’étais dans un groupe à risque pour la trisomie 21. Donc à plusieurs reprises, on s’est posé la question d’interrompre la grossesse.
Finalement, le risque a été écarté. Aujourd’hui, il va très bien et voilà, je suis ravie. Mais donc beaucoup de stress pendant cette grossesse. En plus, j’ai pas pris plus de poids que pour ma fille, mais j’avais un ventre beaucoup plus gros. On me dit toujours que pour le deuxième et les suivants, le corps a la mémoire de ce qu’il a vécu et donc le ventre prend tout de suite beaucoup plus de place.
Effectivement, pour moi, c’était vrai. J’avais vraiment l’impression d’être une baleine. Pourtant, même en faisant du sport, en faisant du vélo, je peux t’assurer que parfois, quand je pédaler sur mon vélo, je me disais « Ah, j’ai les jambes écartées. » Donc voilà, comprendre que Oui, la maternité, c’est génial. Vivre cette relation avec son enfant et puis en plus, quand on en a plusieurs, les voir interagir entre eux, c’est magnifique, malgré le retour de congé maternité.
Mais c’est aussi parfois, pas dormir comme on veut, avoir un enfant qui va piquer une crise parce que tu as coupé la banane dans un sens alors qu’il voulait la banane dans l’autre sens. Ou parce que tu as coupé la banane alors qu’il voulait la manger comme ça, tout seul. Parfois, on se dit que les débuts de crise… C’est de l’ordre du détail, mais c’est comme ça. Et je pense que quand on comprend qu’il y a toujours avantages et inconvénients à toute situation, ça fait redescendre la pression et ça permet de se détacher des fantasmes liés au retour de congé maternité. Si ça répond à peu près à ta question……….
Ouais non ça répond complètement et c’est marrant que tu parles davantage et inconvénients en toutes ces situations parce que justement j’avais fait un coaching il y a quelques mois de ça parce que j’avais pas eu du tout conscience que même dans les situations les plus terribles ou même dans les choses les plus graves ou plus tristes qui peut t’arriver tu peux toujours ressortir avec des choses qui vont être bien pour toi pour ton développement même si c’est dur à conscientiser et réaliser mais c’est vrai que la vie ce n’est pas que des bons moments, comme le retour de congé maternité.
Et à partir du moment où on le comprend et que, comme tu disais plus tôt dans l’épisode, qu’on verbalise nos ressentis, qu’on ne garde pas ça en nous, parce que je pense que c’est des choses qui peuvent bouffer de l’intérieur, ça peut que nous permettre de nous sentir mieux. Et être plus épanouie, être plus dans le rapport avec l’autre parce qu’on a cette conscience de soi et du coup on peut plus facilement évoluer avec les autres lors du retour de congé maternité.
Et sinon, c’est marrant entre guillemets pour tes deux grossesses et tes deux expériences de maman qui sont un peu à l’opposé avec ton fils et ta fille. Et du coup, ça me fait penser, parce que j’avoue que je me dis que ça pourrait être intéressant pour moi de connaître ça, parce que tu disais que ton fils était dans un groupe à risque de trisomie 21, et comment ça se fait que finalement il n’était plus dans le groupe? Comment ça se fait que ça a été écarté, ce risque d’être trisomique, puisque je ne connais pas grand-chose là-dessus avant d’envisager un retour de congé maternité ?
Sur ton échographie de ton premier trimestre, tu fais une prise de sang et en fonction de plusieurs paramètres, ils font des statistiques sur est-ce que ton bébé a un risque d’être trisomique, donc d’avoir ce fameux chromosome en plus, avant le retour de congé maternité.
Et donc, s’il a ce risque, et quel est le pourcentage, la probabilité qu’il ait ce risque? Et dans les critères qui sont pris en considération, il y a notamment l’âge. Donc moi j’avais 36 ans, à partir de 35 ans on te dit que tu peux être avec une grossesse à risque. Et donc j’étais dans un groupe où j’avais 1 risque sur 31, qu’il le soit. Donc en gros, 1 accouchement sur 31 pouvait donner naissance à un bébé qui aurait eu ce gène. Après, ça… Donc voilà, tu vas plus loin dans les examens médicaux que tu fais.
Mais je n’ai pas forcément été bien accompagnée à ce moment-là, ou en tout cas, je n’ai pas forcément compris le discours de la sage-femme avec laquelle j’étais. Et je n’ai pas fait d’amiosynthèse, qui est pourtant l’examen le plus sûr en termes de résultats pour savoir si l’enfant est trisomique ou pas. Et donc au lieu de la faire à 3 mois, ce qui est la démarche normale, je l’ai faite à 7. Voilà, c’est pour ça que j’ai dit à plusieurs reprises qu’il y a eu ce risque et finalement la myosynthèse est revenue négative et elle est fiable à 99,5% je crois, ce qui rassure avant le retour de congé maternité.
Ok, et c’est quoi la myosynthèse pour les personnes qui nous écoutent et pour moi-même ?
C’est une seringue qui vient prendre du liquide amniotique. Donc, on te fait une piqûre dans le ventre. Il faut faire attention que ça ne touche pas le bébé pour venir amaliser les cellules qui sont dans le liquide amniotique [bien avant le retour de congé maternité].
Ok, ah oui, hyper intéressant. Moi je ne connaissais pas, donc c’est bon à savoir.
3. Rapport au corps, vieillissement et finitude
Merci pour cette précision. Et du coup, ça me fait penser, parce que voilà, on parle de tout ça, toi, est-ce que ton rapport à ton propre corps, il a changé depuis que tu es devenue mère, et surtout en toute ta première, ta deuxième grossesse, ou même maintenant lors du retour de congé maternité ?
Je n’ai pas vraiment l’impression que mon rapport à mon corps ait changé parce que pendant la grossesse de ma fille, même un peu avant, mon chemin de vie a fait que je me suis vraiment beaucoup intéressée à la consommation du sucre et des produits transformés. Et j’ai une sorte de prise de conscience là-dessus avant mon premier retour de congé maternité.
Et donc quand j’ai accouché de ma fille, j’ai perdu très rapidement les kilos que j’avais pris pendant la grossesse, voire plus, parce que justement j’ai mis en place un mode alimentaire différent de celui que j’avais avant, où je ne voulais plus de sucre raffiné, de produits transformés. Et ça, ça a été très très efficace pour perdre du poids. J‘ai pas eu beaucoup de vergetures non plus parce que j’ai fait attention à bien hydrater mon corps avec des huiles, etc. pendant la grossesse.
Donc finalement, avec ma première grossesse, pas vraiment de changement. Et avec mon fils, pareil, j’ai reperdu tous les kilos que j’avais pris pendant ma grossesse. Pas forcément beaucoup plus de vergetures, par contre là où ça a changé on va dire c’est peut-être plutôt au niveau des cheveux blancs, donc là j’ai eu l’impression qu’il y a eu un boom de cheveux blancs après mon accouchement, j’imagine c’est sans doute lié aussi au fait que je dors moins, que je suis quand même beaucoup plus fatiguée avec le retour de congé maternité.
Là, j’ai du mal à les voir. J’ai l’impression de ne pas m’être vue vieillir. Finalement, j’ai bientôt 37 ans, donc je me rapproche d’une nouvelle dizaine. Et du coup, c’est plus mon rapport à mon âge qui passe par le corps avec ses fameux cheveux blancs que mon rapport à mon corps qui me pose problème avec cette deuxième maternité et le retour de congé maternité.
Et comment tu fais en tout cas par rapport à ton âge ? Parce que c’est vrai que je pense que ça c’est un truc un peu tricky dans le sens où le temps il passe, on ne peut pas l’arrêter et quoi qu’il arrive tu vas prendre des années.
Du coup comment toi tu fais pour dire je l’accepte parce que c’est pas évident, je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui ont du mal et notamment je sais que les femmes c’est plus compliqué pour elles notamment avec tout ce qui est la culture de la jeunesse, enfin le culte de la jeunesse en disant voilà les femmes elles sont belles quand elles sont, enfin il y a vraiment ces clichés un peu en mode la femme elle est belle quand elle est jeune alors que le mec je sais pas c’est comme le bon vin ça se bonifie avec le temps genre c’est le truc moi, même après un retour de congé maternité !
C’est pas forcément par rapport à cette beauté, à cette jeunesse mis en avant par la société que je travaille, c’est plutôt sur le fait que le temps passe et tu vois par exemple quand tu vis une mauvaise journée tu te dis ah bon vivement qu’on soit à demain, comme lors d’un retour de congé maternité difficile. Et donc là, par rapport à mon fils qui ne dort pas forcément très bien, c’est vrai que parfois je me dis « ah, vivement, je sais pas, quand il aura un an, deux ans, il dormira mieux ».
Ça se trouve peut-être pas, j’espère pour nous, mais donc plutôt d’être dans ce truc de « j’ai envie que le temps accélère » et de me rendre compte qu’en fait, oui, mais si je veux que le temps accélère, je vais être plus proche de la fin, plus rapidement, tu vois ? Non pas que je vois ma mort tout de suite, mais ça me fait plutôt me poser des questions justement sur la mort, comment j’appréhende ça, même avec un retour de congé maternité. Je suis désolée, j’ai encore oublié ta question, je ne sais pas si ça y répond.
Attends, je l’ai perdu aussi. Mais t’inquiète! Si, ça y est, ça y répond [sur le temps et le retour de congé maternité].
Mais du coup, là, avant de passer à la conclusion de l’épisode, c’est vrai que ça, ça m’intéresse, parce que les rapports à la mort, c’est un sujet que j’avais discuté avec Thérèse Sayarat dans notre épisode La beauté de la vie. C’est un sujet que je travaille au quotidien aussi, loin du sujet du retour de congé maternité. Peut-être qu’on me trouve peut-être un peu jeune, mais c’est pas grave. Mon père me dit que je suis trop jeune pour ça.
Il n’y a pas d’âge pour travailler ça tu sais mine de rien la mort elle peut arriver demain donc je pense qu’il n’y a pas d’âge pour travailler ça, même en plein retour de congé maternité.
C’est vrai. Et toi, du coup, comment tu fais pour gérer la mort ? Et du coup, cette incertitude, justement, au quotidien, tout peut basculer dans le positif comme négatif, mais ça, c’est un truc qui me moie, mais ah, je suis là demain, demain je ne peux plus être là? Terrible.
C’est quelque chose sur lequel je préfère pas trop réfléchir parce que quand je réfléchis, je suis pas forcément très bien. Donc, tu vois, typiquement, c’est un sujet sur lequel je pourrais me faire coacher. J’y pense. Pour être plus sereine par rapport à ça, parce que de toute façon, à part de choisir le suicide, mais c’est pas mon intention, normalement, on ne choisit pas le jour et l’heure de ça,
C’est sûr. Mais ouais, c’est pas évident, je trouve.
On nous apprend pas à… Comment dire? On est toujours dans la société, quand il y a une naissance, on est toujours, waouh, c’est trop bien, comme une annonce de retour de congé maternité.
Enfin, toujours. Je schématise. Alors que quand c’est la mort, c’est pas… C’est pas pareil, je trouve. Il y a un peu un tabou, alors que finalement, tout le monde passe par là, toutes les personnes sur cette planète Terre, à un moment donné, on finira tous au même endroit.
D’ailleurs, c’est même moi, ça me fait penser à des réflexions, forcément, en mode, mais pourquoi on se prend trop le chou entre êtres humains ? On va tous finir au même endroit, donc pourquoi faire des guerres, pourquoi faire ça? Je sais pourquoi on fait des guerres, parce que c’est plus compliqué que ça, mais j’aimerais bien que les gens prennent de la conscience que la vie est sacrée, précieuse, et qu’il n’y a rien de plus important, je pense, que d’être là avec les personnes qu’on a envie d’aimer, de cultiver de l’amour, ou plutôt de cultiver la haine.
Je suis d’accord avec toi.
Le monde a beaucoup à gagner pour s’améliorer sur ce genre de sujet.
Totalement.
Peut-être un jour, peut-être pas, mais déjà, en parler, c’est déjà montrer que… Mettre de la conscience, comme tu dis, c’est important, même pour un retour de congé maternité.
VI Conclusion de l’épisode « le retour de congé maternité »
1. Mot de la fin : le retour de congé maternité est une vraie opportunité pour repenser sa place, ses choix, ses priorités
Du coup, là, on va passer à la conclusion de l’épisode sur le retour de congé maternité. Du coup, quel serait ton mot de la fin par rapport à tout ce qu’on s’est dit ? Enfin, le mot de la fin, c’est le résumé de l’épisode sur le retour de congé maternité.
Oh là là, le résumé. Je me souviens plus de tout ce dont on a parlé. Alors. Je ne vais peut-être pas faire un résumé, mais ce qui me semble important à dire pour les femmes et les mamans qui nous écoutent pour leur retour de congé maternité, c’est qu’elles ont le droit de se choisir.
Et quand je dis « se choisir », ça ne veut pas dire délaisser leurs enfants ou leurs conjoints ou leurs conjointes. C’est vraiment de pouvoir se dire que quand elles réfléchissent à une situation, elles se visualisent dans la scène et pas à côté. C’est-à-dire qu’elles ont le droit de se poser, de prendre du temps, ce fameux temps, pour réfléchir à qui elles sont, à comment elles fonctionnent, à ce qu’elles veulent vraiment, ce que sont leurs priorités de vie, et pas juste se dire qu’elles doivent faire quelque chose pour leur retour de congé maternité.
Je trouve que ça, c’est hyper important. Et le retour de congé maternité, c’est vraiment un moment qui est charnière, où tout se bascule. C’est un véritable tsunami émotionnel, organisationnel. Il y a de la culpabilité, il y a de la fatigue, il y a de la peur, il y a des doutes. Bref, il y a un cocktail d’émotions.
Mais c’est aussi une vraie opportunité pour repenser sa place, ses choix, ses priorités de vie. Et moi, j’accompagne les femmes dans ces moments-là parce que ça leur permet, cette reprise, de ne plus subir, en fait. Subir les obligations professionnelles, sociétales, familiales, les injonctions, etc. Et j’essaie de faire en sorte qu’elles puissent vivre cette étape du retour de congé maternité comme une étape forte dans la vie, dans leur vie, qui puisse leur permettre d’être alignées. On a le droit, on mérite de vivre cette étape autrement que juste comme un tsunami.
C’est très beau ce que tu nous dis et quand je t’entends parler, ils en ont clairement l’impression, et c’est le cas, que la maternité c’est un exercice de développement personnel à temps plein, surtout pendant le retour de congé maternité!
Oh oui, oui, oui! Ça permet de se rendre compte de beaucoup de choses et justement de prendre du recul et de se dire, après coup, ah non, mais en fait, ça, j’en veux plus!
C’est bien, je pense, pour faire le tri et voir aussi qu’est-ce qui nous donne de l’énergie, qu’est-ce qui nous en prend, qu’est-ce qu’on a envie de devenir, qu’est-ce qu’on a envie de faire, quelle maman ou quel papa on a envie de devenir après le retour de congé maternité. C’est vrai qu’il y a tellement de choses de construction et c’est vrai que pour moi, c’est vraiment une vraie mission de vie. Tu vas élever un petit être humain, lui donner tes valeurs, ta vision du monde, il va aussi construire la sienne, mais waouh!
Et tu vois, c’est pour ça que c’est important de verbaliser les émotions qu’on ressent en tant que maman ou même pas forcément en tant que maman, mais de les verbaliser pour que soi-même, on puisse les sortir, les exprimer et que l’enfant les entende, en fait, d’exprimer aussi auprès de l’enfant ce qu’on ressent lors du retour de congé maternité.
Et du bébé, parce que même s’il ne comprend pas le sens des mots, il va comprendre la tonalité de la voix, la fluctuation de la voix, l’énergie qui se dégage, le taux vibratoire. On a tous une vibration qui nous est propre et qui fluctue en fonction de nos pensées, nos émotions, les événements qu’on vit, etc. Et ça, le bébé et l’enfant, ils le ressentent, même le stress du retour de congé maternité.
Donc si on est dans une vibration qui est négative mais qu’on dit au bébé tout va bien, je simplifie mais c’est parfois un peu ce qu’on fait mine de rien. lui, il ne va pas comprendre cette différence entre ce qu’il va ressentir et ce qu’il va entendre dans la tonalité de la voix, etc. Donc, il va finir par développer des croyances, des incompréhensions qui peuvent lui peser ensuite dans son apprentissage de la vie. Alors que si on est honnête, je ne dis pas donner tous les détails, mais si on est honnête sur la manière dont on vit les choses au moment où on les vit, post retour de congé maternité.
Honnête, plutôt transparente avec lui, ça aussi en faire un être plus conscient. Et pour lui, ça sera plus facile de vivre des choses compliquées aussi, parce qu’il aura peut-être pris l’habitude de les verbaliser.
C’est très beau ce que tu nous dis, ça me fait penser un peu que dans un sens tout est énergie, tout circule et clairement ça se ressent, même le fait de… Comment dire ? Il y a une différence entre forcément parler et ce que tu exprimes de toi par tes émotions, par ton langage corporel lors du retour de congé maternité.
Et ça, c’est quelque chose qui se ressent. Donc, en effet, un bébé peut aussi comprendre une dichotomie. Par exemple, tu dis oui, oui, je vais très bien. Alors que t’es hyper crispé, le bébé, il va se dire c’est bizarre. Du coup, peut-être qu’en effet, plus tard, quand il ira bien, enfin qu’il sera crispé, il ira pas bien, mais il dira qu’il ira bien. Enfin, ça est vrai que ça peut mener à ce genre de… de comportement par la suite, parce que c’est sûr que ça apprend par mimétisme un petit bébé, même pendant le retour de congé maternité.
2. Qui sont tes rôles modèles ?
Donc, ouais, c’est l’important d’être conscient de tout ça. Et du coup, dans la somme de mes questions, toi, qui sont tes rôles modèles pour ton retour de congé maternité ?
Eh bien, honnêtement, je n’ai pas un rôle modèle en particulier. J’ai plutôt des modèles un peu partout à travers mes amis, mon conjoint, les personnes que je rencontre. Moi, j’admire les personnes qui sont assertives, qui ont une joie de vivre sans faille. J’admire aussi mon conjoint pour sa patience. Heureusement qu’il en a pour gérer ce retour de congé maternité !
Et j’ai envie de dire les mamans de trois enfants et plus, parce que maintenant que j’en ai deux et que je me rends compte la charge que c’est, même s’il y a un bonheur avec, mais waouh ! Et encore plus les mamans solo, tu vois. Donc voilà, mes modèles, c’est plutôt les personnes qui avancent malgré leurs doutes, leurs peurs. Et je crois que ça, ça me pousse, moi, justement, à créer ma propre voie sans chercher à coller à un modèle existant pour mon retour de congé maternité.
3. Quelles ressources recommanderais-tu ?
Oui, t’as raison, on est toutes et tous des rôles modèles, et du coup, ouais, c’est bien de prendre l’inspiration, peu importe d’où elle vient. Et du coup, dans la suite de mes questions, il y a quelles ressources tu recommanderais aux personnes qui nous écoutent, j’imagine potentiellement des livres, vu que tu as dit que t’étais une grande lectrice pour préparer ce retour de congé maternité ?
Oui, oui, oui. Alors, je recommande le livre Tout est possible de Marie Forleo. C’est génial, moi ça m’a permis d’avoir beaucoup de déclics, il est facile à lire et je le trouve vraiment chouette. C’est mon premier conseil.
Mon deuxième conseil, ça serait le livre « Le cerveau de votre enfant » du Dr Siegel. Il est très vulgarisé. Ce n’est pas parce qu’on parle de cerveau que c’est compliqué à comprendre. Par contre, ça permet de comprendre beaucoup de situations avec ses enfants et de se dire « Ah, c’est comme ça qu’il vit les choses. Ah oui, je comprends mieux, même avec le stress du retour de congé maternité. »
Et le livre « Priorité aux priorités ». Alors bien sûr, il n’y a pas à faire que du pluriel dans le livre, c’est pour savoir comment l’écrit, mais de Stephen Covey, je crois. Et celui-là, moi aussi, il m’a permis pas mal de prise de conscience sur justement c’est quoi mes vraies priorités de vie. Et il est hyper intéressant pour sa gestion du temps lors du retour de congé maternité.
Donc ça, je le recommande. Et pour la rigolade, je recommande 100 fois le compte Instagram de Marine Léonardi parce que ça permet de souffler et de déculpabiliser sur beaucoup de sujets liés à la parentalité et au couple, essentiel pour le retour de congé maternité.
Ah bah merci pour toutes tes recommandations, merci de penser le cerveau de votre enfance, j’avais une discussion, je sais plus avec quel invité, mais c’était, bon je vais pas dire les bons termes, mais c’est pas grave. C’était par exemple quand un petit enfant s’énerve et fait une crise dans un supermarché.
En fait, de ce que j’avais compris, c’est que c’est pas de sa faute, c’est qu’il est pas en capacité de gérer ses émotions, donc en fait il est envahi par ses émotions, et en fait c’est pas qu’il le fait exprès, c’est juste que c’est compliqué, il est tout petit, quoi, surtout quand on gère un retour de congé maternité.
Oui, c’est exactement ça. En fait, le cerveau n’est pas mature avant 7 ans. C’est pour ça qu’on dit que 7 ans, c’est l’âge de raison, parce que là, on commence à être capable de gérer ses émotions. Avant ça, ce n’est pas le cas. Et typiquement, le livre en parle beaucoup.
Et moi, c’est une lecture qui m’a aidée parce que quand je vois ma fille justement piquer une crise parce qu’on a coupé la banane en rondelles au lieu de la couper en carrées, je dis un peu n’importe quoi, mais c’est le cas. Ça permet de souffler, de se dire « Attends, c’est vrai, elle n’est pas en capacité de gérer son émotion, elle la reçoit comme ça et donc elle me la transmet comme ça. » Ça permet de prendre du recul parfois et de ne pas soi-même s’énerver contre son enfant tout de suite, ce qui allège la charge du retour de congé maternité.
Oui, c’est important, le savoir, c’est une forme de pouvoir, comme on dit.
4. Que signifie le terme féminisme pour toi ?
Trop bien. Et du coup, il me reste deux dernières questions. Que signifie le terme féminisme pour toi dans le cadre de ce retour de congé maternité ? Et qui aimerais-tu voir au micro de Matrimoine Féministe?
Oui. Pour le terme féminisme, c’est marrant parce que tu vois, je n’y avais jamais vraiment pensé jusqu’à présent. C’était un mot que je voyais un peu comme une étiquette négative et donc je n’avais jamais réfléchi à sa définition. Moi, j’avais plutôt tendance à réagir, enfin je ne me suis jamais considérée comme féministe, j’avais plutôt tendance à réagir contre l’irrespect, les injustices, les injonctions, ce genre de choses, voilà.
À être un peu la personne contestataire dans un groupe, à dire tout haut ce que le groupe pense tout bas. Mais les sujets n’étaient pas forcément liés aux femmes ou au retour de congé maternité. Mais forcément, aujourd’hui, avec ce que je fais, ce que je défends, j’y réfléchis beaucoup plus à ce mot et à cette réalité. Je parle beaucoup notamment de la charge domestique, la charge mentale domestique des femmes.
Et avec les mamans que j’accompagne et mon envie de leur permettre de se reconcentrer, de se sentir légitime tant dans leur vie personnelle que dans leur vie professionnelle et de leur montrer qu’elles ont le droit d’avoir et une vie familiale et une vie professionnelle épanouissante après un retour de congé maternité. Ben, je me dis, pour moi, le féminisme, c’est cette possibilité, c’est le fait d’avoir le droit et d’avoir le choix, en fait, qu’elles ont le droit de se choisir et qu’elles ont le droit d’avoir les deux carrières, vie de famille et les deux, deux qualités. Voilà, c’est ça pour moi, le féminisme.
Je suis d’accord avec toi et ça me fait penser que c’est vrai que dans les médias on voit surtout le féminisme en mode Femen et même si c’est bien ce qu’elles font, je soutiens mais en fait il y a tellement de nuances de féminisme et ça c’est quelque chose qui n’est pas représenté et c’est pour ça que j’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice avec Matrimoine Féminisme pour montrer que le féminisme est partout, sur tous les sujets, y compris le retour de congé maternité, et c’est tellement important d’en avoir conscience et de montrer qu’on veut pas en…
Ouais, ouais, totalement.
J’ai pas l’impression qu’on demande un truc de fou, enfin on veut l’égalité, l’équité, bon, ça devrait être logique en théorie pour le retour de congé maternité.
5. Qui aimerais-tu voir au micro de Matrimoine Féministe ?
Et sur ta dernière question, donc, qui j’aimerais voir au micro de matrimoine féministe? Ben, ma mère, tiens. Je me dis que si elle se faisait interviewer sur sa maternité, sa parentalité, ça lui ferait peut-être prendre conscience de pas mal de choses sur notre relation toutes les deux et sur ce que je peux lui dire parfois qu’elle ne va pas entendre.
Mais non, mais… Au-delà de ça, plus sérieusement, je me dis, la consultante en lactation que j’ai vue, tu vois, elle s’appelle Nara, son entreprise, elle s’appelle Maternara. Elle a été géniale dans son accompagnement pour mon retour de congé maternité. Elle l’est toujours, on est resté en contact d’ailleurs.
Et plus largement, j’ai envie de dire, des consultantes en lactation pour changer le regard qui est porté sur l’allaitement parce qu’il y a encore, je trouve, beaucoup trop de jugements par rapport à ça. Enfin, tu vois, là, je repense à… C’était en 2022, je crois, qu’il y a une maman qui était en train d’allaiter au musée du Louvre. Elle s’est fait expulser parce que ça s’était jugé comme indécent.
Et là, je crois, c’était en début d’année, une maman qui, pareil, elle était en train d’allaiter, mais dans une boutique à SNCF, on lui a demandé de sortir. Ben non, en fait, je ne trouve pas ça normal de ne pas pouvoir allaiter son enfant quand on veut, enfin, quand il veut plus exactement, et où on veut, même après un retour de congé maternité.
Parce que allaiter c’est un besoin de l’enfant c’est normal de le faire quand il réclame et on devrait être sereine de le faire dans les lieux publics et voilà ça c’est vraiment parti de mes combats donc pouvoir donner la parole à d’autres personnes qui portent ce comment on pourrait dire ce super aspect de la maternité je trouve ça génial.
Ah mais ça, avec grand plaisir, en effet, d’interviewer des consultantes en lactation, et ça me fait penser à mon épisode avec Manon Verbeke, où justement, elle parlait de son expérience par rapport à l’allaitement, et ça, c’est vrai que je trouve que c’est des sujets qui doivent être mis sur le devant de la scène, parce que c’est encore jugé comme trop tabou ou comme honteux, alors que, comme tu dis, c’est la normalité, quoi, même au retour de congé maternité.
Le sein des femmes, c’est fait pour ça. C’est pas pour exciter les hommes, c’est pour nourrir des bébés. Voilà la fonction première. Et on a eu tendance à l’oublier, donc c’est important de le rappeler.
Et puis tu vois, je t’ai dit, moi j’ai fait quand même plus de… Enfin, on a fait avec mon conjoint parce qu’il a participé, mais plus de 45 heures de trajet slash rendez-vous médicaux, plus de 1000 kilomètres parce qu’en fait, mon allaitement, il était hyper important pour moi. J’ai allaité ma fille pendant 16 mois et c’est elle qui a décidé de se sevrer avant mon second retour de congé maternité.
Un matin, elle m’a vraiment fait avec son petit doigt non, non, non, comme ça, en me disant non, non, non. Alors, Heureusement que c’était drôle parce que je peux t’assurer que ce jour-là, je n’étais pas du tout prête à lâcher. Je ne m’attendais pas à ça.
Et pour mon fils, j’ai envie de pouvoir faire pareil ou en tout cas d’aller jusqu’à ce que lui décide que ça s’arrête. Et voilà, je trouve que c’est trop important. J’avais envie de me battre pour ça parce que j’y tenais énormément, même avec le retour de congé maternité. C’est la meilleure nourriture au monde pour eux. ça leur permet de ne pas être malade pendant l’hiver, vraiment, c’est un effet magique.
Si on a envie et qu’on aime ça, parce qu’après, je peux comprendre qu’il y a des femmes qui ne souhaitent pas allaiter, et là-dessus, je n’aurai pas de jugement du tout à avoir. Et si on a envie, c’est trop bien. La complicité que ça crée, c’est trop bien, un atout pour le retour de congé maternité.
Oui, et je me rappelle maintenant mon événement avec Manon, et je sais que ça avait plein de vertus, genre protection des maladies, ça permettait d’avoir un meilleur sommeil, il y avait tellement de choses, de points positifs, en fait c’était dingue!
Oui, et puis concrètement, ça t’aide aussi à perdre ton poids de grossesse. Donc rien que ça, je pense que ça peut motiver certaines mamans, peut-être, avant leur retour de congé maternité.
très bon argument. Trop bien. En tout cas, merci beaucoup, Céline, pour ton temps.
Merci à toi, Esthel.
Avec plaisir.
Je t’en prie.
Et merci aux personnes qui nous ont écoutées jusqu’au bout. Bon, et du coup, ciao, ciao tout le monde.
VII Informations complémentaires
Ses rôles modèles et ressources mises en avant
- Elle a des rôles modèles un peu partout : ses amis, son conjoint, les personnes qu’elle rencontre…
- Livre : tout est possible de Marie Forléo
- Livre : Le cerveau de votre enfant de Dr Siegel
- Priorité aux priorités de Stephen Covey
Retrouvez Céline Vannoorenberghe sur la Cordée parentale
Épisodes complémentaires à écouter
La parentalité avec Elena Petit Aznar
Etre maman solo entrepreneuse avec Manon Verbeke


