Trouver sa voix avec K-Shu

Trouver sa voix
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Bonjour, bonsoir aux personnes qui nous écoutent, je suis en compagnie de K-shu, avec qui nous avons parlé du sujet « Faire rayonner l’empowerment » dans notre podcast hebdomadaire.

K-shu, je te laisse te présenter de la manière dont tu le souhaites, et aussi peut-être nous dire pourquoi tu t’appelles K-shu, utiliser ce pseudonyme en tout cas sur les réseaux sociaux et compagnie, et comment cela t’a aidé à trouver sa voix.

Alors, bonjour Esthel. Hola Estellita. J’aime bien faire un petit hola latino parce que ça va avec l’histoire de ce long nom que je porte. Donc, je peux commencer par ça. D’ailleurs, c’est assez sympa. J’ai des parents qui ont fait de très beaux voyages, qui se sont promis au Mexique. Et comme je vois que tu as la belle Frida Kahlo derrière toi, je rebondis tout de suite. On y fait ! Sur un de mes premiers prénoms qui est Guadalupe. Donc c’est assez marrant parce qu’en fait ma mère colombienne et mon papa français se sont promis au Mexique et ont décidé de m’appeler Anne-Marie de Guadalupe Cassandre pour m’aider à trouver sa voix dès la naissance.

C’était très court et très pratique. Voilà, donc du coup c’est très vite devenu K-shu. En fait selon les pays où on a vécu, parce qu’on a vécu dans différents endroits, c’est devenu K-shu et au début c’était vraiment un petit nom affectueux et puis finalement, chemin faisant, comme ça décrit souvent des petites choses et que je suis restée une petite chose, c’est devenu un pseudonyme officiel pour trouver sa voix. Dans mon parcours, j’ai une vie d’artiste et à un moment donné, il a fallu déclarer ce nom d’artiste à la SACEM et c’est K-shu qui a pris le pouvoir sur un nom à rallonge. Donc mon parcours est un petit peu particulier.

Un parcours éclectique : De la musique au droit, une quête pour trouver sa voix

Trop bien. C’est toujours difficile de faire bref, donc je vais m’appliquer. Donc oui, il y a vraiment ce fil conducteur qui est ma personnalité profonde, je pense, qui est vraiment artistique. À la base, plutôt liée à la musique, à la poésie, à la chanson, puisque je suis surtout chanteuse. Je suis en fait auteur, interprète, compositeur, ce qui est l’essence même de trouver sa voix. Et puis, après être passée par des enseignements classiques, genre conservatoire, jazz, latin jazz, je me suis trouvée vraiment dans le reggae latino.

Donc j’ai adopté le hip-hop et le reggae assez jeune et puis ça a fait des effets boules de neige hyper intéressants parce que du coup j’étais dans un monde assez hybride entre le monde latino et les musiques actuelles en fait. Donc c’était vraiment des années passionnantes puisque j’ai vraiment vécu une petite vie semi-pro où j’ai fait de la scène et où j’ai travaillé en studio avec une association que j’ai créée pour ça avec d’autres collègues qui s’appelle Une idée du monde. Et ce studio associatif m’a permis de plonger dans le numérique. C’est là aussi où j’ai appris à gérer les logiciels de son, un outil technique pour trouver sa voix.

Et donc là, petite dédicace à Francis ? C’est ça mon monteur. Trop mignonne. Puisque je connais un peu ce métier. Mais c’est toujours resté un parcours bénévole. Et puis, petit à petit, ça s’est rangé au dimanche. Je suis devenue l’artiste du dimanche en termes de musique. J’ai fait des études de droit parce qu’évidemment, avec un papa professeur, politologue, très sérieux, quand j’ai dit, bon, c’est bon, je vais être chanteuse, je vais faire du rap en espagnol, je lui ai dit, je crois que d’abord, il faut faire des études, une autre façon de trouver sa voix.

Et puis, en fait, ça m’a beaucoup plu, les études. Ça m’a beaucoup plu. J’ai fait des études de droit sur la personne humaine, c’est-à-dire vraiment human rights, et j’ai développé ces études dans le monde international. C’est-à-dire que j’étais basée à Montpellier à l’époque, mais en fait c’était un cabinet de recherche en droit, constitutionnel et sciences politiques comparées. Et donc c’était passionnant parce que finalement je me suis dirigée vers l’anthropologie du droit. Donc c’était une branche qui m’a amenée à travailler et à faire une thèse sur la dignité humaine, un sujet fondamental pour trouver sa voix.

Sacré sujet. Voilà, et en fait je crois que je me suis fait piéger parce que ça me permettait de voyager beaucoup. Et donc, j’ai travaillé et séjourné pour ces études dans différents pays, notamment en Orient et en Asie. Et c’était fabuleux d’être totalement dépaysée, alors que normalement, j’aurais dû trouver une voie plus facile en Amérique latine. Hum. Ça m’a mis pas mal de plomb dans la cervelle pour chanter des chansons engagées et mieux trouver sa voix.

Et oui, et en fait, j’ai vite compris aussi que c’était une voix très romantique et que je n’avais pas choisi droit des finances, je n’avais pas choisi vraiment ce qui rapportait le plus pour manger au quotidien. Pour gagner mon pain, j’ai bifurqué vers un atout que j’avais aussi et que ma maman a développé qui sont mes pinceaux et la beauté. Ah, hyper intéressant.

Et du coup, en mode maquilleuse, professionnelle, ce genre de choses pour trouver sa voix.

C’est ça. En fait, ma maman avait un institut de beauté à Bogota et elle avait vu que j’avais une tendance à être à côté des chemins battus, je crois qu’on dit, des sentiers battus, des sentiers battus. Sentie battue ! Et elle m’a fait passer très jeune mon diplôme de maquilleuse en me disant « comme job étudiant, ce sera plus simple pour toi » puisque j’avais cette vibration artistique. Et puis elle savait que c’était un métier sans frontières. Et ça, elle savait que ça a été un atout important pour subvenir à mes besoins où que je sois, ce qui aide à trouver sa voix partout dans le monde.

Et puis, on n’avait pas non plus beaucoup de moyens, donc il fallait de toute façon travailler pendant les études. Donc, c’était un très joli passeport parce que, contrairement à la musique, ça rapportait un petit peu plus. Les prestations en make-up m’ont permis de manger un peu plus à ma faim. Et puis, en fait… La vie a pris le dessus avec des coups durs, des problèmes de santé et il a fallu aller travailler beaucoup plus vite que prévu dans le monde actif qui n’était pas celui des chercheurs en droit.

Et en fait, ce sont mes pinceaux qui m’ont sauvé la vie parce que j’ai pu du coup intégrer d’abord des grands magasins comme Les Galeries Lafayette, le Printemps, petit à petit le Sephora des Champs-Elysées, comme maquilleuse, une étape clé pour trouver sa voix.

Merci. Et puis j’ai été repérée pour rentrer en télévision. J’ai commencé à faire un peu de télé avec mes pinceaux. Ça s’est vite développé et j’ai eu la chance d’avoir une proposition incroyable sur France 24, qui est une chaîne du groupe France Média Monde, pour rentrer en CDI, ce qui est très rare pour une maquilleuse. Et du coup, je me suis faufilée dans les équipes de régie et pendant une quinzaine d’années, j’ai vécu une aventure incroyable.

Et alors, c’était très marrant parce que du coup, c’est une chaîne plutôt de géopolitique, culturelle, et je me suis retrouvée un peu dans les coulisses de cette aventure, avec quand même l’oreille avertie de mes recherches en droit, ce qui m’a permis de trouver sa voix unique dans ce milieu.

Donc, c’était vraiment « delicious ». Le monde est bien fait, en effet. Tout s’est accordé. Tout s’est accordé et puis c’était une… Je crois que ça l’est toujours. C’est une chaîne où il y a une grande majorité de femmes journalistes, de femmes présentatrices. Et les maquillées consistaient aussi finalement d’une certaine façon à les coacher parce qu’elles ont besoin d’un grand renfort en loge avant de partir en piste, de lancer leur chronique ou leur JT.

Et donc tout ça un peu conjugué à ce moment-là. C’est-à-dire qu’en fait, ma connaissance de la voix en tant que chanteuse, en tant que coach vocal, le fait que j’avais eu ce parcours dans le droit, et puis quelques voyages à mon actif, et puis une vraie curiosité pour la femme en général, et peut-être l’héritage de ma maman qui s’est toujours intéressée aux femmes aussi, m’ont guidée pour trouver sa voix.

Peut-être le fait aussi d’avoir un papa qui m’avait poussée en droit pour que je devienne indépendante et que je chante un rap plus engagé. Je ne sais pas. En tout cas, tout s’est conjugué à ce moment-là et je sais qu’à ce moment-là, je suis devenue aussi coach en communication. C’est là où j’ai senti que je basculais, que j’avais une vraie méthode à proposer, que j’avais des skills qui m’amenaient à rationaliser cette transmission parce que finalement je partageais beaucoup mes savoirs. Et on me demandait, on me sollicitait et c’est venu très naturellement. Naturellement, j’ai aidé des chanteuses de quartier très défavorisés à prendre le mic, à trouver sa voix.

Révéler son authenticité : Le coaching comme outil pour trouver sa voix

Et puis, mine de rien, j’ai soutenu des journalistes pour qu’elles soient plus à l’aise avec leur image et le prompteur. Et puis, de fil en aiguille, j’ai créé cette première étape, cette première entreprise qui s’appelle Révéla La Mix-up Coaching. Donc ça, ça fait partie du rayonnement parce que je pense que ça m’a amenée vraiment à faire rayonner ou en tout cas à participer parce que c’est toujours celle qui fait appel à moi, qui déclenche une action très personnelle.

En fait, qui m’a permis de faire cet accompagnement pour que la femme rayonne et rayonne avec sa voix, sa posture, son attitude tout en étant le plus authentique possible. Voilà. Moi, je n’ai pas coaché des femmes pour qu’elles se déguisent. Je ne les ai pas coachées pour qu’elles acquièrent un rôle au théâtre et qu’elles sortent un peu de leur vraie essence, mais pour qu’elles puissent trouver sa voix.

Mais au contraire, pour révéler qui elles sont et qu’elles s’affirment avec ce qu’elles sont, on a tous énormément de faiblesses et quelques qualités. En général, on le voit comme ça et puis j’essaye de faire une petite balance pour que ça s’équilibre et qu’on ne les voit ni mal ni bien. Que ce soit juste ce qu’on est et professionnellement, en fait, c’est une vraie bataille parce qu’on a souvent l’impression qu’il faut être quelqu’un d’autre ou les autres réclament de nous quelque chose qu’on n’est pas.

Donc, c’est devenu vraiment un parcours intéressant pour moi parce que ça a été un premier… la première façon de donner un concept à ce que je pouvais apporter aux autres femmes puisqu’elles-mêmes m’apportaient énormément. Merci. C’est quand même parce qu’elles m’apportaient beaucoup que du coup je pouvais le rendre à d’autres. C’est un cercle vertueux en fait pour trouver sa voix.

Oui, je vois, c’est très beau ce que tu nous dis, on voit vraiment que tu es dans ton élément de pouvoir faire ressortir le meilleur de soi-même et aussi la réalité avec, comme tu disais, nos qualités, nos défauts, s’accepter tel qu’on est, c’est part d’ombres, de lumières pour pouvoir affronter le monde sans masque, entre guillemets, et pouvoir libérer son plein potentiel.

Du coup, c’est vrai que je trouve ça hyper intéressant et ça m’amène à quelques questions, déjà, toi, avec toute l’expérience que tu as pu mener, que tu as pu nous détruire, déjà, comment ta définition de l’empowerment, elle a pu évoluer, et aussi, comment tu fais pour accompagner ces femmes à se révéler telles qu’elles sont au monde, et apporter après leur propre pierre à l’édifice, puisque de ce que j’entends, c’est que tu provoques des déclics chez les femmes que tu accompagnes, j’imagine, pour qu’elles puissent embrasser la voix qui est la leur, et qu’elles puissent trouver sa voix, let’s go quoi on a qu’une vie énorme.

La puissance du son : Une clé méconnue pour trouver sa voix

J’ai une chanson qui dit ça. Solamente una vida. Je suis en fait, je reste spontanée, je suis spontanée naturellement, j’ai du mal à calculer un peu les choses à l’avance. Des fois j’ai des mauvaises surprises. Oui, des fois on me fait aussi des coups durs, mais sinon, en général, j’accorde ma confiance en fait. Ça c’est un des points clés, c’est-à-dire que je donne ma confiance. Évidemment, si on en abuse, je vais me retirer et me refermer dans ma coquille et puis je laisse passer. Mais c’est très important parce que je pense qu’il faut beaucoup donner pour recevoir en fait, c’est une clé pour trouver sa voix.

Et j’ai remarqué que ce n’était pas parce qu’on donnait là qu’on recevait là. Des fois on donne là et on reçoit, on reçoit des choses par ailleurs. C’est la Pachamama qui m’a enseigné ça, mais on en reparlera. La Pachitamama. Je pense que j’ai beaucoup compris en travaillant le chant moi-même. Et je n’étais pas celle qui était la plus juste quand je chantais, qui avait une voix de diva. Pas du tout. D’ailleurs, c’est pour ça que je pense qu’on m’a beaucoup acceptée dans le hip-hop et dans le reggae, parce que pour faire du chant lyrique, c’était vachement plus compliqué, en fait. Mais cela m’a aidé à trouver sa voix.

Mais j’ai compris que c’était un moyen incroyable, que c’était un outil, en fait, que la voix était un outil… On sait que la musique est thérapeutique, mais qu’elle était aussi un outil d’expression très fort et que c’était un outil que peu de gens connaissent, en fait. Voir que beaucoup de gens détestent. Ah, je n’aime pas ma voix, je n’aime pas m’entendre parler, je ne laisse pas de vocale sur WhatsApp parce que je me suis dit, mais c’est quand même incroyable.

En fait, petit à petit, je me suis rendue compte qu’on enseignait aux petites filles à s’habiller, à choisir leurs habits, à se coiffer, à… Petit à petit aux jeunes filles à se maquiller, à mettre en valeur si mi-fa-sol. On apprenait le goût, on apprenait le toucher, on apprenait à sentir, à se sentir bon, à être propre, à prendre soin de soi, le bien-être et la voix, alors que c’est vital pour trouver sa voix.

Merci. Et c’est chargé en symbolique, c’est très chargé. La voix, c’est quand même une des premières choses qui nous permet de communiquer en fait. Mais avant même la voix, il y a le son. Comment on fabrique son propre son. En général, on a oublié parce qu’on n’a pas de souvenirs des babes, go, go, go, maman. On ne s’en souvient pas vraiment. Alors aujourd’hui, il y a des enfants qui ont la chance d’avoir été filmés à cet âge-là, en fait.

Et ça, c’est… Ça, c’est incroyable de pouvoir s’entendre petit. Souvent, je le dis aux mamans, enregistrez les premières chansons de vos enfants, enregistrez les premiers sons, en fait. Parce que c’est vrai, on fait des photos, mais on ne fait pas des photos du son. Faites des petites vidéos dans le sens que vous cherchez le son, c’est le début pour trouver sa voix.

Donc ça, c’est un de mes trucs. C’est un truc, recette personnelle. En fait, c’est vraiment comme ça que j’envisage le coaching et la prise de parole en public. C’est commencer par travailler sur vraiment le son. Et en fait, on va tout naturellement créer des déclics. C’est un chemin naturel parce que la voix, c’est notre voix. Donc les tips, ils ne sont pas à l’extérieur, ils sont à l’intérieur. Et en fait, on découvre petit à petit son identité vocale. Voilà, donc j’ai tout un process pour aller vers cette prise de conscience de son propre son et trouver sa voix.

Technique vocale et posture : L’importance du corps pour trouver sa voix

C’est hyper intéressant ce que tu dis, parce que c’est vrai que si on regarde des contenus sur la prise de parole en public, en fait, on va plus se concentrer sur l’argumentation à avoir, sur la façon de présenter ses idées, etc. Et c’est vrai qu’on oublie, en vrai, de ce que j’avais regardé en tout cas, de se concentrer sur la voix, se faire entendre, pouvoir mettre des silences au bon endroit, pouvoir…

Enfin, il y a plein de choses dans notre façon de communiquer, de parler, qui fait que ça donne envie ou pas. Et puis, en plus, pour les femmes, c’est d’autant plus compliqué de prendre la parole en public, de pouvoir s’imposer, entre guillemets, parce qu’elles peuvent se faire plus facilement couper la parole que d’autres hommes et compagnie. Donc, en effet, pouvoir savoir maîtriser sa voix, c’est une qualité incroyable en fait pour trouver sa voix.

C’est The Bonus. Franchement, c’est incroyable. Et au début, quand j’ai commencé à travailler sur le coaching vocal, c’était vraiment dans le cadre du chant. Je n’avais pas du tout conscience de ce que ça pouvait apporter. Mais je me suis aperçue en fait que des filles qui manquaient de confiance, des filles qui avaient un tract très compliqué à gérer sur scène, en fait, il fallait vraiment retravailler les bases et les fondamentaux de l’anatomie, de la respiration, de la posture, de la voix, dans le sens vraiment un élément de notre physique avant même que ce soit un élément d’expression pour aider à trouver sa voix.

Puis ensuite, très naturellement, à force de travailler avec des présentatrices, et à force de travailler recommandé par des professeurs, qui par exemple avaient, je ne sais pas moi, des très gros diplômes, des CAPES, des agrégations qui étaient maîtres de conférences et qui n’avaient jamais travaillé leur voix. Peut-être certains étaient passés un peu par le théâtre, ce qui est un peu le cas souvent parce que l’expression de soi et le théâtre, c’est très sympathique, ça permet de libérer beaucoup de choses, notamment les petits saboteurs qu’on transporte avec nous, nos petites censures, nos pensées limitantes.

Le théâtre permet de travailler tout ça. Mais en fait, je n’ai jamais rencontré des gens de théâtre qui ont vraiment fait cette introspection vocale. Et l’empowerment, en fait, vient de la voix. En effet. Parce que prendre la parole, ce n’est pas prendre un mot et dire « Ouais, je suis là, je suis là, coucou, je suis là ». Et non, il vaut mieux dire « Hey! » Je n’ai même pas dit « Je suis là, mais je le suis en fait ». Et cette vibration qu’on a à l’intérieur, quand on émet un son, elle doit être authentique, sinon elle nous trahit et on ne peut pas trouver sa voix.

Si quelqu’un te demande comment vas-tu et que tu fais, ouais, ça va bien, ouais, ça va super. Au top aujourd’hui, au top. Évidemment qu’on n’entend ni la parole, ni le sens du message en termes de vocabulaire. On entend quelqu’un qui ironise, on entend quelqu’un qui rame. Oui la voix c’est une transmission d’émotion en fait. Tout à fait.

Et c’est pour ça que si on est débordé d’émotions au point de rougir quand on prend la parole, si on ne connaît pas d’où viennent les émotions et comment on peut les gérer avec la voix et bien sûr la respiration, du coup, on a beau avoir été coaché sur trois arguments, des tips de posture marketing, on est largué, on ne va pas y arriver. Merci. Alors que si de l’intérieur, on a un peu plus de conscience de qui on est et comment on peut vraiment agir, c’est vraiment très, très, très important. Donc, il y a un déclic à avoir avec sa voix pour trouver sa voix.

J’aime beaucoup. En tout cas, je suis en mode hyper passionnée par l’épisode parce que moi-même, je n’avais pas fait cette réflexion avant de discuter avec toi et du coup, je trouve ça hyper formateur de prendre conscience de quelque chose qui était sous mes yeux, on va dire, et que je n’avais pas vu jusqu’à présent.

Et c’est vrai que oui, ça permet à la voix de montrer en avant sa personnalité et bien se connaître. Ça permet également de pouvoir s’adapter en toutes circonstances et pas céder à la panique ou que sais-je, puisque on connaît notre fonctionnement, on sait ce qu’on vaut, et on sait comment on le montre au monde, en tout cas, quelle est notre façon de rayonner, en effet, et de trouver sa voix.

Donc c’est beau. Voilà, ça permet ensuite finalement d’avoir un outil hyper personnel, par définition. C’est une empreinte, la voix. On peut se reconnaître au son d’une voix. On est vraiment à même de découvrir si notre maman ou notre fille nous cachent des choses rien qu’à la voix alors qu’on est à 10 000 km au bout du fil. Et c’est pour ces raisons-là, c’est qu’en fait, il y a quelque chose de vrai.

Alors, c’est tout le challenge de trouver vraiment non seulement son identité vocale, comme je disais tout à l’heure, mais aussi comment s’en servir ensuite, en fait. Et c’est là, en fait, où après je rejoins des techniques qui sont plus répandues qui sont forcément liés à la posture et qui sont forcément liés à tout ce qui est la communication non-verbale. Voilà. Parce que finalement, dans cette prise de parole, il y a une petite partie qui est maîtrisée par le son et une grosse partie qui est la communication non-verbale, qui est tous les gestes que je peux avoir, si je respire fort, si je m’ennuie, etc. Donc, c’est très important d’aller jusque-là pour trouver sa voix.

Et puis, dans cette première entreprise avec Rivala Mix-up Coaching, je travaille aussi sur le look, le maquillage, la façon de se mettre en beauté, puisque c’est de la mise en beauté, mais dans le sens de se sentir bien. Voilà, dans le sens de, aussi finalement, sublimer sa personnalité et non pas la camoufler. Oui, et ça me fait penser à ce que tu me dis sur le fait de supprimer.

Moi, par exemple, c’est vrai que je me sens beaucoup plus confiante en moi et plus jolie, en fait, quand j’ai mes lentilles. Du coup, maintenant, depuis que j’ai capté ça, je mets beaucoup plus souvent mes lentilles, puisque ça me permet de mieux rayonner.

C’est pas grand-chose, j’en mets juste des lentilles et je me sens plus confiante en moi, j’arrive mieux à parler, ça débloque des choses alors que finalement c’est pas grand chose, on se rend compte de petits pas comme ça et qu’à quel point le fait de prendre soin de soi et de se trouver bien dans son corps, dans sa peau, après je pense que je me suis mis aussi au sport, donc c’est des choses aussi qui font que ça fait du bien, on est cool, oui !

Bravo ! Et ouais je pense qu’on va prendre soin de sa santé mentale physique et surtout quand on a plein de l’émotion à libérer aller faire du sport bah c’est important chanter c’est important d’ailleurs ça me fait penser c’est pour ça que je trouve ça marrant parce que récemment aussi j’ai découvert que j’adorais chanter et je fais je participe à des soirées karaoké et tout parce que je trouve ça trop bien c’est adorable j’adore ce compliment, cela m’aide à trouver sa voix.

Oser chanter et prendre soin de soi : Des étapes pour trouver sa voix

Je t’imagine très bien chanter parce que tu as beaucoup de musicalité déjà dans la voix. Ah oui, oui, vraiment, ça ne m’étonne pas du tout. Et tu vois, moi, je peux l’entendre, parce que je peux l’entendre dans un rire, dans un pleur, je peux l’entendre. Mais il y a des gens qui ne sont pas du tout, du tout conscients qu’ils pourraient chanter. Et en fait, après, il y a aussi des cultures où on chante plus.

Et donc, du coup, on s’aperçoit que chanter, ce n’est pas forcément un peu que le monde des musiciens et des gens qui auraient genre le permis de chanter. C’est vrai. Mais non, todos podemos cantar. On peut tous chanter et trouver sa voix.

D’ailleurs, si tu y penses bien, quand on est en maternelle, peut-être même jusqu’à l’école primaire, on chante avec sa classe. On chante en colo, on chante, on chante beaucoup. Puis après, on se met des barrières, en fait, alors qu’il faudrait chanter tout le temps, quitte à chanter très faux. Et alors ? Oui, de toute façon, plus on chante, plus on va s’améliorer. C’est en faisant qu’on améliore.

C’est vrai que cet empowerment, c’est quelque chose qui vient de l’intérieur et qui va vers l’extérieur. Et non pas parce qu’il faut absolument coller à l’image du dernier magazine à la mode. Encore que la mode, c’est sympathique, je n’ai rien contre la mode, mais ça ne doit pas être une finalité. La finalité est ce bien-être que tu peux trouver aussi avec le sport, la nourriture, l’alimentation compte énormément pour trouver sa voix.

Inspirations et collaborations : S’entourer pour mieux trouver sa voix

Et puis, tu vois, par exemple, dans ce studio, puisque je suis dans un studio de photographie, de photographe, je suis dans le studio de Sophie Vernet qui est une collègue qui fait des photos merveilleuses pour les particuliers, pour les entreprises, pour les familles, mais aussi pour la femme. Et c’est là où on travaille beaucoup aussi en binôme avec elle. Parce qu’elle travaille sur cet aspect glamour que la femme, des fois, a envie de retrouver suite à des crises familières ou des virages douloureux de la vie. Ça peut être la santé, la famille, les amours, le travail.

Et en fait, souvent, les femmes vont faire appel à la photothérapie. Et du coup, on travaille ensemble dans ce studio parce que c’est un studio qui permet aussi de compléter le coaching que je propose pour prendre la parole en public puisque ça fait partie de cette phase d’empowerment de finalement donner son image, donner son look à l’autre en fait. Puisqu’on le fait pour soi et on le fait pour l’autre, mais d’abord pour soi et après pour l’autre. C’est comme ça que ça doit marcher pour trouver sa voix.

Et en fait, c’est comme ça que petit à petit, les partenaires autour de moi avec qui je travaille sont aussi des femmes qui sont… d’une façon ou d’une autre, militante, pour permettre aujourd’hui à la femme, à la professionnelle, de s’exprimer avec l’art et la manière, mais de s’exprimer sincèrement. Donc voilà, ça c’est une démarche importante pour faire rayonner les femmes. Et puis après, moi de mon côté, je me ressource. De mon côté, je vais écouter d’autres femmes.

Je vais lire d’autres femmes. Je vais lire des auteurs latino-américaines. Par exemple, j’aime beaucoup Isabelle Allende. J’aime beaucoup des auteurs mexicaines. Je suis toujours un peu étonnée aussi par les grandes parolières. On ne s’en rend pas compte, mais il y a aussi des femmes qui écrivent de très belles chansons qui aident à trouver sa voix.

Des fois, une Erika Vadou, par exemple, va énormément me toucher. Il y a vraiment aussi des gens dans d’autres domaines, peut-être des plasticiennes, je pense à Niki et les nanas. Niki, sympa, les nanas. J’étais fascinée quand j’étais plus jeune, mais elle m’a énormément ouvert les yeux sur ce que peut être l’expression de la femme. Les nanas, c’est des formes merveilleuses.

Et justement, c’est à l’antipode du rachitisme qu’on nous impose des fois, qui est hyper douloureux, en fait, qui va à l’encontre du corps féminin. Donc, oui, on pourrait en citer plein, je ne vais pas faire de listing, mais du coup, soi-même, se ressourcer et puis aller trouver aussi de l’inspiration vers d’autres femmes, c’est très important, je pense. Voilà, on parlait aussi de, je pense à Camille Claudel aussi, qu’on a enfermée alors que c’était un génie. Donc, on a beaucoup, beaucoup à faire pour continuer à faire rayonner notre féminin, j’ai envie de dire, et pour trouver sa voix.

Et j’essaye aussi de travailler main dans la main avec les hommes aussi, parce que j’ai été amenée avec le reggae et le hip-hop à me défendre dans un monde ultra masculin. Un monde de rue en plus. Trop bien. Je ne suis pas une bad girl. Ça se voit, je sais. Mais pourtant, j’ai été acceptée et par des bad girls adorables et par des bad boys hyper attachants. Mais pourquoi ?

Parce que je pense qu’il y a vraiment aussi beaucoup de profils masculins qui sont reconnaissants vis-à-vis des mères, des sisters, des grands-mères, de leurs propres femmes. Et c’est hyper important aussi de ne pas les oublier. Parce qu’on est dans un moment où on parle beaucoup, beaucoup, beaucoup de l’expression féminine, mais il y a beaucoup d’hommes qui ont fait aussi, qui ont agi pour ça. Je parlais de mon papa, mais il y en a beaucoup d’autres qui aident à trouver sa voix.

Non mais j’aime beaucoup le message que tu transmets dans le sens où l’inspiration elle est partout, enfin on peut s’inspirer dans l’art, dans tout ce qu’on veut et tout simplement être en connexion avec l’autre pour pouvoir avancer, co-construire ensemble, ne pas être dans une opposition parce que finalement on a tous et toutes plein de choses merveilleuses à s’apprendre. Et de toute façon, c’est que je pense en s’alliant qu’on pourra faire bouger les lignes parce que c’est ma vision de féminisme éducatif de pouvoir changer les choses un pas à la fois en plantant des graines d’éveil féministe comme j’aime bien le dire.

Et oui, le partage, entraide, le lien avec l’autre, c’est quelque chose qui nous fait un peu en plus défaut dans notre société où tout va très vite, il y a les réseaux sociaux, il y a plein de choses, plein de clivages, plein d’incompréhensions, alors qu’en effet, vouloir être dans une démarche de compréhension de l’autre, je pense que c’est génial, en fait pour trouver sa voix.

Les réseaux sociaux : Un levier digital pour trouver sa voix

C’est génial. Et en fait, il ne faut pas négliger… Alors, on va parler des réseaux sociaux, j’imagine, puisque c’est ma deuxième entreprise qui rejoint la première. Mais il ne faut pas négliger les bienfaits des réseaux sociaux. J’aime un peu la provoque. C’est vrai, j’avoue. Mais en fait, c’est important de ne pas oublier la force du masculin aussi.

Et ce n’est pas pour cacher sous le tapis tout ce qu’il y a à reprocher au patriarcat, loin de là. Il faut aussi, il y a beaucoup d’hommes qui prennent la parole pour un espèce de mea culpa au masculin et c’est très fort, c’est très très fort, il faut l’entendre. Mais les réseaux sociaux finalement, puisque tu me tends une perche, je pense que c’est aussi un terrain important d’expression pour trouver sa voix.

Pour des très bonnes choses. En fait, là aussi, on a affaire à un outil. Donc, on l’utilise pour des bonnes et des mauvaises choses. En fait, à nous de mettre notre énergie sur ce qui nous paraît important pour continuer solidaires puisque, par définition, l’être humain n’est pas… On n’est pas une vieille ombre dans une vieille grotte. On n’est pas censé être abandonné dans un coin. Non, on est censé vivre tous ensemble quand même.

Donc oui, il faut se battre pour continuer cette union et les réseaux sociaux nous unissent en fait. Les réseaux sociaux nous unissent. Et moi, j’ai eu aussi à un moment donné cette volonté d’aller vers les réseaux sociaux parce que je fais partie de cette génération où en fait on a commencé sans les réseaux puis on est passé sur les réseaux, cherchant toujours à trouver sa voix.

Moi, grâce à la musique, grâce au studio qui m’a amené au numérique, c’est ce qu’on disait tout à l’heure, j’ai eu à faire très vite à un MySpace. Un Skyblog ? Ah, le dinosaure ! Ouais, voilà quoi. J’ai fait la préhistoire des réseaux sociaux. T’inquiète, je suis aussi passée par là. Super. Ouf, on est deux. Et ouais, c’était génial parce que je ne savais même pas que je copiais des codes HTML pour faire le fond de mon blog.

Enfin, je n’avais aucune idée de ce que je faisais. Je sais, je le dis, j’ai piraté parce que je n’avais pas… j’avais pas des moyens financiers d’acheter des logiciels pour tout donc je bidouillais comme je pouvais avec des logiciels de montage que je pouvais télécharger avec Imule, comme si c’était tout à fait normal de le faire. C’était le système D pour trouver sa voix.

Alors qu’un jour, on a dit, mais dis donc, comment ça se fait que vous n’avez pas de licence ? De licence ? En digital, ça existe ? C’est quoi ? Quoi, on ne se sert pas ? Il y a des gens qui font ça pour vous. Ah oui, il faut les rémunérer aussi. C’est des étapes dont il ne faut pas avoir honte, mais c’est vrai qu’il y a un moment où j’ai fait, ah oui, c’est vrai quand même. Il faut payer pour utiliser ces outils aussi.

Et en fait, du coup, il fallait défendre les projets de ma petite association, les projets de mon band, du Kayason System, du Kayason Band. C’était… C’était le nom du projet musical. Et pour ça, les réseaux sociaux, c’est tombé à pic. Parce que c’était très compliqué, ne serait-ce que d’imprimer des flyers, ce qui était une barrière pour trouver sa voix.

Il fallait éviter ! Il fallait beaucoup plus de sous pour faire un flyer que pour faire un e-flyer. Et si tant est qu’on avait fait une faute d’orthographe, c’était fichu sur 10 000 exemplaires. Voilà, il fallait éviter. Donc là, c’était génial. On pouvait modifier le support numérique en deux secondes. C’était absolument magique. Et puis, un gain de temps incroyable. Et puis, la communauté s’ouvrait à d’autres choses que le quartier, en fait. Parce que Mon Tier-quar, c’est sympa, mais le monde, c’est encore plus chouette.

Et donc, oui, ça a poussé le barrio à des étendues incroyables de communication. On a petit à petit été ouvert au monde de Facebook. C’était vraiment incroyable parce que dès qu’on arrivait, je crois que c’était à 5-6 000 followers, on était bloqués parce que les capacités du réseau, puis la capacité de la Wi-Fi, tout a été long à se mettre en route comme on a dit pour trouver sa voix.

Il a fallu une petite dizaine d’années pour que ça mette le feu et que ça roule comme ça roule aujourd’hui. Et cette phase d’apprentissage, quand tu l’as vécue, tu as vécu cette gratuité de l’échange. C’est vrai. Mais j’ai envie de dire que ce n’était pas gratuit, c’était free. Parce qu’en anglais, gratuit et libre, c’est le même mot quand même ! It was free, totally free. C’était incroyable, gratis. Et c’était, mais d’où tu viens ? Mais qui tu es ? Et d’un coup, je me suis mise à travailler avec des Jamaïcains alors que je ne suis jamais là en Jamaïque. Merci.

J’ai fait des productions avec des studios jamaïcains, j’ai fait des productions avec des studios de Colombie, j’ai fait des productions avec des gens qui étaient basés au Chili, j’ai travaillé avec des gens qui étaient aux États-Unis, et j’ai adoré ces échanges. Et du coup, je me suis sentie très à l’aise avec les réseaux sociaux pour trouver sa voix.

Et quand en télévision, les choses se sont compliquées pour moi parce qu’en télévision, on travaille un peu comme une infirmière. On tournait 3-8. En maquillage, on s’absente pour des productions sur plusieurs jours, plusieurs semaines. Voilà, on ne connaît pas. Moi, je n’ai jamais connu les horaires normales de bureau. Oui, en effet. Donc, au bout d’un moment, ça prend sur la santé, surtout quand on devient maman.

Et là, ça s’est compliqué. Et je me suis dit, il faut vraiment que je trouve une autre façon de gagner ma vie, que je trouve une autre façon de faire pour être en harmonie avec ma vie de maman et ma vie perso. Et en fait, je suis retournée faire des études, une étape nécessaire pour trouver sa voix.

J’ai fait le fameux bilan de compétences, j’ai repris des études en e-marketing et puis je suis sortie avec mon diplôme de social media manager et j’ai créé mon entreprise K-shu Mix et là c’était vraiment absolument incroyable de pouvoir glisser de la prise de parole et du coaching en communication à la prise de parole sur les réseaux sociaux avec une stratégie réseau sociaux. Ça a glissé de l’un à l’autre tout naturellement. C’est vrai. Et vu que c’est des outils que j’utilisais tous les jours dans le cadre associatif, bénévolement, que j’ai vraiment fait de façon…

Je n’ai même pas envie de dire autodidacte parce qu’en fait, il n’y avait pas d’autre façon de faire. Il n’y avait pas d’école pour apprendre les réseaux sociaux. C’est maintenant que ça existe. Oui. Donc en fait, on a même créé les écoles pour apprendre. Et quand je dis que je suis formatrice et que je suis social media trainer aussi, les gens me disent « mais c’est quoi le diplôme de formation ? » C’est 20 ans de formation soi-même en fait pour trouver sa voix.

Parce que c’est l’école de la vie online. L’école de la vie. Et donc, du coup, ça, ça a été un super glissement de terrain vers la femme et la femme professionnelle et la femme indépendante et la femme qui entreprend. Et donc, c’est comme ça que petit à petit, en fait, j’ai conçu des formations et j’ai développé des stratégies sur les réseaux sociaux pour les femmes qui entreprennent, pour les… pour les grandes managers, les chefs de projet. Et quand je dis grandes, ce n’est pas forcément qu’elles ont un gros salaire, mais c’est qu’elles ont embrassé.

Le leadership, voilà. Et que ce n’est pas si facile à porter, ce leadership. Et que des fois, une entreprise indépendante, on la crée, on la fabrique, on y va. Mais après, comment… Comment faire savoir son savoir-faire ? Il y a les réseaux sociaux, il y a LinkedIn, il y a Instagram, il y a YouTube, etc., autant d’outils pour trouver sa voix.

Et donc, je me suis focalisée sur cet accompagnement-là, en fait pour proposer du community management, de la création de contenu, on dit aussi content management, pour travailler sur la formation dans le sens où j’aime qu’on puisse voler de ses propres ailes. Donc, si tant est, c’est la demande d’un indépendant ou d’une indépendante de… de faire une phase de formation pour après se débrouiller toute seule, et bien voilà, K-shu Mix est là et c’est une petite agence qui peut permettre ça. Donc c’est finalement comme ça que je vois l’empowerment et le rayonnement et c’est comme ça que ça peut en fait assembler les pièces du puzzle et aider chacune à trouver sa voix.

Pachamama : Se reconnecter à ses racines pour trouver sa voix

Oui, non mais c’est beau ce que tu nous montres avec ton parcours, c’est que tu aides les femmes notamment à prendre la parole sur toutes ses formes, que ce soit en ligne, irréel, et ça c’est hyper important. Et d’ailleurs, avant de passer à la conclusion de l’épisode, c’est vrai qu’on a parlé tout à l’heure, et du coup je reviens à un truc que tu disais avant, parce que tu avais parlé de Pachamama.

Et du coup je me suis dit, les personnes qui nous écoutent, ils ne doivent pas du tout savoir ce que c’était, moi non plus je ne savais pas avant de regarder sur internet, donc explique-nous ce que c’est, cela pourrait aider à trouver sa voix !

Alors Pachamama c’est vraiment celle qui me donne la force quand je flanche, quand j’ai le trac, quand j’ai peur. Pachamama c’est la mère terre. Alors dans la culture colombienne, moi je viens du sud pacifico-andino, je viens de la région andine tropicale. Imagine qu’à 2000 mètres, il fait très chaud, il fait 40 degrés, 35-40 degrés et que tu as des palmiers, du café, des orchidées, et que tout pousse comme ça facilement. Et on est à Vol d’oiseau à peut-être 3 heures du Pacifique, je viens d’une région qui s’appelle El Cauca, et c’est une région qui est très métissée avec des andins qui sont là depuis avant la colonisation, un lieu propice pour trouver sa voix.

Des andins, qu’est-ce que c’est ? Ah, ok. Los Andinos, c’est les Indiens des Andes. Andinos, ce sont les Indiens qui sont les précolombiens, en fait. Les Aztèques ou le Mexique en font partie, les Mayas, les Tayronas, il y en a beaucoup, les Nazars, il y en a beaucoup. Et donc, en fait, ces peuples-là se sont mélangés avec, évidemment, le colonisateur, le blanc.

Et ils se sont mélangés avec les Noirs qui arrivaient d’Afrique via l’esclavage puisque les colons ont ramené tous les peuples noirs en esclavage en arrivant par les Caraïbes. La Colombie, en fait, au nord, c’est les Caraïbes et au sud, c’est la ligne équatoriale. Donc, c’est vraiment un pays tropical qui a été assez rapidement colonisé puisque c’était le premier pays continental dans lequel on arrivait une fois qu’on avait passé les îles des Caraïbes. C’est l’histoire d’un peuple qui a dû trouver sa voix.

Donc en gros, Christophe Colomb, une fois qu’il avait passé la Havane, il est arrivé à Cartagena, en Colombie. Et donc ces peuples se sont beaucoup mélangés et on retrouve en fait dans tous ces mélanges la force de la déesse mère, de la déesse nature. La pacha, c’est la grosse mama. C’est pour ça que nous, on aime les rondes. Chez nous, on n’a pas de problème avec les rondeurs. Les rondeurs, c’est la générosité, c’est la fertilité, c’est la mère terre qui te donne ta nourriture, c’est la mère terre qui te transforme.

Une fois que ton corps disparaît, tu redeviens nourriture pour cette mère terre et tu vas repousser en végétal, en étoiles, en fourmis. C’est ce cycle infini de la vie. Le sens de la mort n’est pas du tout le même, évidemment, pour ces cultures-là, puisque tu comprends bien qu’il y a toujours cette transformation. « Tout se transforme », comme disait un certain Alberto. C’est vraiment ça, une manière de trouver sa voix dans l’univers.

Et donc, la Pachamama, en fait, elle est relayée ensuite par la culture du colon qui est arrivée avec le catholicisme. Donc, on a le relais de la Vierge Marie à travers la Guadalupe, la Virgen de Guadalupe, qui est la… la mère de Jésus, vu un peu comme d’autres pays africains, Auré Fatma, qui est aussi lié à la culture chrétienne. Et donc, la femme a une position bien différente, puisque de Pachamama à la Guadalupe, on n’a pas perdu cette image de la puissance et de la magie ou du mystère de la vie.

La femme donne la vie, c’est quand même ce qui a été, ce qui est toujours la convoitise des hommes et une des raisons pour lesquelles on les protège ou on les enferme. Et dans nos cultures, les hommes ont un rapport à la mère qui est totalement indissociable de la foi qu’on a et du respect qu’on a pour la mère terre, pour Pachamama, pour trouver sa voix.

Waouh, c’était super intéressant ces explications, ça me donne vraiment envie d’aller regarder, découvrir davantage la Colombie et tout, parce que je me dis, waouh, c’est trop intéressant. Vamos, vamos, accompagne-a-me. Et même, c’est marrant ce que du coup, quand je discute avec toi, je me dis, mais en fait, j’ai envie de me remettre à l’espagnol. Claro, c’est une langue facile pour les Français. C’est vrai. Merci pour ces prises de conscience et petits déclics que tu provoques en moi pour trouver sa voix.

Mais grâce à toi, Estelita. Tu as deux doigts de t’appeler Estrellita, tu as vu. Tu es une petite étoile et c’est très important de partager cette parole. Je te remercie infiniment. Avec grand plaisir. Là, c’est le moment de la conclusion de l’épisode. Je pose toujours les cinq mêmes questions en fin d’épisode à tous mes invités. On va commencer par la première. Quel serait le mot de la fin par rapport à tout ce qu’on s’est dit, la conclusion de l’épisode ? On s’est dit beaucoup de choses, donc ce n’est pas évident pour trouver sa voix.

Mot de la fin : « trouver sa voix »

Las chicas pueden todo. C’est beau ! Je valide ! Ladies first. Complètement. Oui, on peut tout, on peut tout. Et même si on ne le veut pas encore, on peut le vouloir. Il faut avoir des déclics pour aller dans le chemin qui est le nôtre. Pour faire les choix, voilà, pour faire les choix. Oui, mais on fait quoi ? C’est ça, on aimerait bien, mais comment ? C’est ça qu’il faut aller chercher, faire son choix, trouver sa vision, son projet, son cheminement, sa vie, ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, pour trouver sa voix.

La buena vibra. Exactement. Je partage vraiment ce chemin et je pense que, à mon avis, à mon sens, l’objectif de chacun et chacune, en vrai, ce serait tout simplement d’être heureux, heureuse, trouver ce qui nous correspond, vers là où on a envie d’aller, ce qui nous fait du bien… ce qui nous donne de l’énergie plutôt que des choses qui nous prennent de l’énergie.

Et ouais, c’est naviguer dans tout ça et du coup, il faut expérimenter, il faut tester des choses. Et ça qui est assez dingue avec la vie, c’est qu’on peut tester un truc à un moment donné, ça ne nous convient pas, on revient des années plus tard et ah, c’est le coup de foudre ! C’est vrai, c’est vrai, il y a un temps pour tout, c’est cette histoire-là pour trouver sa voix.

À la quête de notre épanouissement, parce que finalement, quand on arrive même à… On n’est jamais dans une plénitude totale, comme un saddhou qui serait perdu dans l’Himalaya. Il y en a peut-être un ou deux qui arrivent, mais si on n’arrive pas à la plénitude, on a au moins cet épanouissement qui peut nous permettre de rebondir. De rebondir parce que la vie est pleine de coups durs.

Elle nous éprouve beaucoup. Elle a beaucoup d’obstacles à défier. Donc, plus on est épanoui et plus on a cette énergie dont tu parles pour faire face. Et si on priorise cet épanouissement, on arrive à vivre un petit peu plus heureux. C’est un travail de toute une vie pour trouver sa voix.

Qui sont tes rôles modèles ?

Mes rôles modèles ? Ah, c’est intéressant le mot rôle. Je dirais… C’est difficile d’en donner peu, mais je dirais que les rôles qui… J’ai du mal à trouver des rôles dans le sens du cinéma, dans le sens fictif. Je vais tout de suite te trouver des rôles dans le sens vraiment… Il faut être inspiré par des chemins qui… qui ont été déjà parcourus. Et il faut lire beaucoup. Je pense que les expériences, que ce soit celles… Alors, je vais dire des trucs hyper hétéroclites spontanément, qui m’aident à trouver sa voix.

Je pense à Mère Thérésa. Je pense à Janice Joplin. Je pense à des femmes qui sont peut-être comme ça en soi très différentes mais qui finalement sont des femmes et qui se sont battues pour être libres. Donc, je ne sais pas, la statue de la liberté ? Oui, c’est beau, la liberté, surtout c’est quelque chose qui est propre à chacun, chacune, et avoir des un rôle incroyable ?

Qu’est-ce qu’on pourrait dire sur le rôle ? En tout cas, qu’il soit lié à ça. Marianne, un rôle qui nous amène vers cette liberté d’expression. Des modèles un peu génériques, là, par exemple, t’as pu citer, c’est toujours une source d’inspiration pour savoir quelle est notre propre liberté, comment on la conçoit, pour trouver sa voix.

Et c’est vrai qu’au sujet de la liberté, c’est pour être aussi un bon épisode podcast il y aurait tellement de choses à… Enfin, c’est un sujet philosophique, à vrai dire, mais… Ça m’inspire. Oui, oui, oui, oui, do it ! Mais oui, c’est vrai, c’est très subjectif, la liberté. Mais tant qu’on ne fait pas de mal à autrui, on peut aller très loin dans sa façon d’être libre.

Et c’est très important… de s’inspirer, de laisser libre cours à ces rencontres, de ne pas se renfermer dans la discrimination, de ne pas se victimiser, de ne pas rentrer dans les peurs, dans les terreurs qu’on nous impose tous les jours, mais au contraire, de les défier, de se dire, de douter, de douter de ce qu’on veut nous faire faire parce qu’on peut rester libre et trouver sa voix.

Oui, je suis d’accord, c’est tellement important de se confronter à nos zones d’ombre parce que c’est ce… La plupart des gens ont tendance à éviter, à mettre sous le tapis, alors que si on n’a pas cette résistance envers soi-même, on ne peut pas être pleinement soi, on ne peut pas être pleinement conscient du monde dans lequel on vit, de la liberté qu’on se donne ou pas, parce que c’est avoir conscience de ses propres limites, de ses propres capacités, de qui c’est que tu as envie de devenir, de qui c’est que tu as envie d’être, et c’est pas mal de choses à co-construire, clairement !

Oui, c’est bien le mot « co-construire ». La collaboration versus compétition ? Exactement. Il faudrait qu’il y ait plus ça dans les mondes de l’entreprise, par exemple. Au hasard. Oui, ici, complètement. Un jour, peut-être, quand chacun aura pu trouver sa voix.

Quelles ressources tu recommanderais aux personnes qui nous écoutent ?

La música ! Si, c’est certainement la plus facile à aborder, c’est certainement la plus populaire. Très bonne ressource ! Ne soyez pas juste obnubilés par un seul type de musique. Mais la musique, c’est la vie. Il y a des messages très beaux dans beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de chansons. Et que ce soit la salsa, l’opéra, la funk… le métal, le rock, le jazz, les musiques folkloriques d’Ali Farcaturé au Mali, quelle que soit votre musique variée, varier les musiques et c’est peut-être…

La musique est peut-être un des meilleurs alliés parce que quand on n’est pas trac, quand on est malade, quand on est déprimé, quand on est amouriguant, quand on ne sait plus quoi faire et quand on tourne en rond en fait, ou quand on est blessé ou quand on est vexé ou quand on est en colère… Rien de tel que de se lâcher sur une musique, danser, chanter pour trouver sa voix.

Aller voir l’horizon aussi, la nature, bien sûr, la ressource de la Pachamama est énorme et infinie. Donc, sortir du béton, aller faire un tour au bord d’une rivière, aller dans une forêt, embrasser les arbres, embrasser les très très forts. Vous allez repasser le bonjour de la part de K-Shu. Voilà, c’est vrai que toutes les expressions artistiques et la nature et le sport sont des ressources… vraiment facile à déclencher pour se régénérer. Et puis alors, l’astuce suprême, dormir. Faites de beaux rêves, faites de beaux rêves, dormez, dormez, retrouvez vos rêves. C’est le seul endroit où on se régénère sans quitter son HLM, sans quitter sa tour de contrôle, idéal pour trouver sa voix au réveil.

Prenez 5-10 minutes entre deux missions pour faire des siestes éclaires. C’est une ressource inouïe ! Et on a tendance à l’oublier ! On peut toujours faire plus, plus, plus, on s’en fout du sommeil, alors que finalement, c’est ça qui nous permet de tenir et d’être en bonne forme physique, psychologique, ça a tellement de bienfaits, le fait de dormir, ça paraît si simple et si difficile pourtant. Je suis d’accord. Un tips en or. Et oui, de toute façon, ce que je retiens, ce que tu nous dis, c’est ouvrir son esprit, ayez de la gratitude et dormez ! Oui, c’est une très bonne synthèse pour trouver sa voix.

Que signifie le terme féminisme pour toi ?

Alors, le mot féminisme représente avant tout ma grand-mère, ma grand-mère côté français, parce que finalement, c’est une personne qui est morte à 98 ans il y a un an ou deux, je ne compte pas. Elle était maîtresse, maîtresse d’école, elle a enseigné toute sa vie et c’était une suffragette en fait. C’était une suffragette en arts parce qu’elle était gamine à cette époque-là.

Donc oui, elle s’est battue pour qu’on porte des pantalons, c’était interdit. Elle s’est battue pour le droit de vote, elle s’est battue pour qu’on puisse payer sans qu’il y ait un frère ou un père ou un mari à côté, pour qu’on ait une liberté économique et qu’on puisse trouver sa voix.

Elle s’est battue pour les congés payés, elle s’est battue pour les congés maternités, elle s’est battue pour la pilule, elle s’est battue pour la machine à laver le linge, elle s’est battue pour la machine à laver la vaisselle. Elle s’est battue pour avoir des vacances dans le sens sportif parce qu’elle adorait la bicyclette, pour l’écotourisme.

Elle s’est battue auprès des Maroquaines parce qu’elle a vécu très longtemps au Maroc où ses sept garçons sont nés. Elle s’est battue auprès de ces femmes pour être bilingues arabes français. Elle en tant que française et les autres en tant que marocaines. Elle s’est battue pour l’égalité des religions, des cultures et elle m’a beaucoup éclairée évidemment. Donc, le féminisme, c’est ma grand-mère et c’est un peu l’histoire des femmes françaises, qui ont dû trouver sa voix.

C’est une lumière et c’est un chemin qui doit continuer, mais dans le débat et dans le respect de toutes les cultures et non pas sous une forme cachée de supériorité ou pour mettre en avant la dictature d’une seule pensée. C’est dans la plus grande des tolérances que doit se développer le féminisme d’aujourd’hui.

En tout cas, ta grand-mère avait l’air vraiment d’être une femme incroyable. Bravo pour tout ce qu’elle a fait. Et en effet, c’est beau de se battre pour la liberté de penser. Je ne sais plus, il y avait une phrase que j’avais entendue parler en mode « Même si on n’est pas d’accord, moi je me bats pour que tu puisses t’exprimer sur ce sujet. » C’est vrai, pour que chacun puisse trouver sa voix.

Ça c’est le top ! Sinon on prend les armes et c’est réglé. Voilà, c’est ça. C’est la palabra ou la pistola. Le choix est vite fait ! Petit cœur ! Cœur, cœur, cœur pour les personnes qui nous écoutent et qui ne voient pas. Oui, forcément, c’est cœur format audio. Mais c’est toujours, on fait des petits cœurs avec la chou. On fait des petits cas avec nos petites mains généreuses. Alors, je suis dans le studio de Sophie Vernet. C’est ça.

Qui aimerais-tu voir au micro de Matrimoine Féministe ?

Une autre personne qui a su trouver sa voix, qui est une femme reconnue à Marseille, une très grande photographe. Ça pourrait être Sophie Vernet. Elle a de très belles choses à raconter. Et elle a sa façon à elle aussi de donner le power aux nanas. En tout cas, oui, tu m’as bien teasé avec sa photothérapie. C’est vrai que j’aimerais en savoir plus. Ça m’a donné l’éveil à ça.

Malheureusement, je ne suis pas à Marseille, je suis à Paris. Mais en tout cas, à l’instant, tout peut s’organiser. C’est ça qui est formidable. La connexion, c’est vrai. Vive Internet pour ça. Comme tu disais. Pour ça, et vive Internet pour les réseaux sociaux quand ils sont pris à bon escient, comme tous les outils. Voilà, comme tous les outils pour trouver sa voix.

C’est ça. En tout cas, merci beaucoup, K-shu, pour ton temps, pour notre échange. C’était hyper sympa. Et merci aux personnes qui nous ont écoutées jusqu’au bout aussi. Merci beaucoup. Merci à toutes, merci à tous. Du coup, ciao, ciao tout le monde ! Merci beaucoup Esthel et puis que ce podcast ait une très très très longue vie. Ciao, à bientôt, n’oubliez pas de trouver sa voix !

Informations complémentaires

Ses rôles modèles et ressources mises en avant dans l’épisode trouver sa voix

  •  Ses modèles féminins : Sa grand-mère (son inspiration féministe ultime, suffragette et enseignante), Mère Teresa, Janis Joplin, ainsi que des figures symboliques comme Marianne ou la Statue de la Liberté

  • Artistes et inspirations culturelles : L’écrivaine Isabel Allende, la chanteuse Erykah Badu, la plasticienne Niki de Saint Phalle (et ses « Nanas »), la sculptrice Camille Claudel, et le musicien Ali Farka Touré.

  •  Ses ressources essentielles pour se régénérer : La musique sous toutes ses formes (Salsa, Opéra, Funk, Jazz…), la connexion à la nature (la Pachamama) et une ressource gratuite et vitale : le sommeil

Retrouvez K-shu de l’épisode trouver sa voix

Épisode complémentaire à écouter à l’épisode trouver sa voix

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